
Plusieurs associations comme Robin des Toits, Agir pour l’Environnement, Générations Futures ou Réseau Action Climat ont publié des listes de critères permettant de distinguer les candidat.es vraiment impliqué.es dans la protection de notre santé et de notre environnement de celles et ceux qui font semblant à des fins électoralistes
https://municipales.agirpourlenvironnement.org/
https://r.newsletter.generations-future
https://reseauactionclimat.org/crash-te
Avant de déposer notre bulletin dans l’urne après-demain, assurons-nous du sérieux des personnes que nous élisons.
Prenons l’exemple de Sélestat (Bas-Rhin).
Denis Digel (divers droite) se dit « engagé de longue date pour l’agriculture durable et les circuits courts ». En tant que maraîcher, il pratique « l’agriculture raisonnée« . Ces deux adjectifs sont caractéristiques de l’écologie de façade omniprésente aujourd’hui, au même titre que « naturel », « paysan » ou « eco-friendly », dont on constate régulièrement l’usage abusif (Digel veut faire de Sélestat « une ville naturelle et responsable »).
Précisons que l’agriculture dite raisonnée est une création du lobby des pesticides (rebaptisés « phytosanitaires ») destinée à permettre aux producteurs comme Digel d’épandre du glyphosate sur leurs champs tout en suggérant que le risque est maîtrisé… Sans surprise, les mesures prônées par le candidat en matière d’écologie correspondent au minimum syndical : végétalisation, encouragement de la pratique du vélo, rénovation énergétique des bâtiments municipaux, etc.
Le projet de son concurrent Edouard Faller (divers droite), vigneron conventionnel et restaurateur, est encore plus limité : création de jardins partagés et aménagement d’un parc. Outre ces insuffisances, nous avons appris par la presse qu’il louait des logements insalubres et avait coulé une entreprise plusieurs fois: est-il raisonnable de confier les clés de la ville à un tel personnage?
Quant à Thomas Estève (RN), son programme reflète l’incompétence et l’incurie propres aux partis d’extrême droite dans les domaines de la santé et de l’environnement puisqu’il se contente de préconiser le développement de pistes cyclables et la plantation d’un arbre à chaque naissance. Les trois mesures phares présentées dans la rubrique « Mobilités et écologie » sont les suivantes: « fluidifier la circulation, soutenir les commerces, améliorer le stationnement » (ceci n’est pas un gag – voir p 6)!
Les propositions de Caroline Reys (union de la gauche et des écologistes) sont bien plus ambitieuses : augmentation de la part du bio dans les cantines scolaires, ordonnance verte consistant à offrir aux femmes enceintes des paniers bio en partenariat avec des producteurs locaux, création d’une ferme municipale publique, aides ciblées à la rénovation énergétique, systématisation des clauses sociales et environnementales dans les marchés publics, meilleure prise en charge de la lutte contre les moustiques, réduction des nuisances sonores et bien d’autres mesures décrites avec précision et soigneusement chiffrées.
Ajoutons que Caroline Reys est cohérente puisqu’elle se déplace à bicyclette et achète ses légumes bio au « marché des producteurs » du samedi (je suis témoin !).
Sur les quatre candidat.es en lice, elle est la seule à tenir compte des résultats de la recherche scientifique puisqu’elle a déclaré officiellement son opposition à la 5G. Il y a quelques années, j’ai interrogé deux colistiers de Denis Digel sur leur position : ils m’ont répondu fièrement qu’il était favorable à cette technologie. Je lui ai aussitôt transmis l’Appel international des scientifiques contre la 5G mais n’ai jamais eu de retour…
Enfin, Caroline Reys est parvenue à fédérer autour d’un même programme toute la gauche et les écologistes, ce qui relève de l’exploit dans une configuration politique marquée par la discorde et les tristes petites querelles d’egos.
Je vous invite donc à regarder de près les programmes présentés dans vos communes respectives en les confrontant aux préconisations des associations mentionnées au début de ce message, et à tirer les conclusions qui s’imposent.
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Les dangers de la 5G, selon 8 cas suédois
Le collectif belge Stop 5G relaie huit études conduites en Suède en 2023 et 2024 par Lennart Hardell et Mona Nilsson. Ces huit cas montrent tous que des personnes en bonne santé ont développé des symptômes graves après la mise en service d’une antenne 5G.