Le numérique

ONDES, GIGA FACTORIES, INTELLIGENCE ARTIFICIELLE,

ADDICTION AUX ÉCRANS, CONCENTRATION DES POUVOIRS

DOCUMENTS RÉALISÉS par le collectif ACCAD

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LE NUMÉRIQUE_4 pages

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LA CONNEXION NUMÉRIQUE DOIT ÊTRE UNE OPTION, PAS UNE OBLIGATION !

LA CHAINE DU NUMÉRIQUE

Le numérique commence par certains pays africains (Congo, Rwanda, Ouganda, …) ou d’Amérique du sud. C’est l’extraction des minerais (cobalt, tantale … et environ 60 métaux).

L’extraction de ces métaux représente une consommation d’énergie et d’eau importante (extraire, transporter et raffiner les ressources métalliques).

Cela se fait au détriment des populations locales (manque d’eau, destruction des paysages, guerres pour les territoires) et des conditions de travail : des enfants creusent à mains nues et subissent des éboulements … C’est la pollution et la précarité délocalisées.

Cette chaîne se poursuit par l’assemblage des objets comme les smartphones : travail précaire et peu rémunéré, maladies dues notamment aux solvants (cancers etc…).

Puis création des réseaux de télécommunication et des centres de données.

En fin de vie, beaucoup de ces objets ne seront pas recyclé, la majorité repartira vers les pays du sud …

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

« IA : un puits sans fond de dépenses en énergie, en eau et en CO2 »

L’IA nécessite un regroupement de centres de données (Giga DATACENTERS) qui demandent une grande quantité de métaux rares, une consommation importante d’électricité et beaucoup d’eau pour le refroidissement.

« D’ici à 2027, l’IA consommera autant d’eau que la moitié du Royaume-Uni ou 4 à 6 Danemark. »

L’IA engendre par ailleurs des effets rebonds sur de nombreux autres secteurs et contribue à accroître son empreinte environnementale (robotique, aérospatiale, ville « intelligente » ou smart city, réseaux sociaux, etc.).

« L’intelligence artificielle accélère le désastre écologique, renforce les injustices et aggrave la concentration des pouvoirs » Tribune d’un collectif d’associations en février 2025

L’EMPLOI CHEZ NOUS ET AILLEURS

Nous sommes aussi dépendants de la production proposée et acceptée, au prétexte de la création d’emploi.

GIGAFACTORIES (grosses usines de fabrication et de recyclage de batteries) comme à Douvrin, Dunkerque, Douai, Amiens : « la vallée de la batterie »

DATA CENTERS (stockage de données nécessaires pour l’Intelligence Artificielle) comme à Cambrai, Escaudain et Béthune.

Mais « un grand nombre de collectivités locales s’interrogent aujourd’hui quant à l’installation de data centers qui génèrent peu d’emplois, 45 000 pour le secteur en France, dont seulement 28 000 directs, en incluant les emplois liés à la construction des bâtiments, avec un impact environnemental de plus en plus critiqué. »

L’IA entraîne des licenciements (5 millions d’ici 2030) et un surcroît de travail pour les personnes restantes, allant parfois jusqu’au burn out.

Et ailleurs ? Les travailleurs du clic à Madagascar, payés quelques centimes pour entraîner les IA, les plateformes du numérique dans les pays du sud, une main d’œuvre bon marché obligée de visionner des horreurs insoutenables.

L’ÉNERGIE DU NUMÉRIQUE

« Datacenter : le Nord et le Pas-de-Calais en première ligne, mais à quel prix énergétique ? » La Voix du Nord

Une requête en IA = 10 fois plus de consommation électrique que pour une recherche sur Google.

Le data center prévu en 2035 à Cambrai par exemple – le plus grand de France avec 15 milliards d’investissement – consommera 1 Gigawatt, soit 1 réacteur nucléaire ou une ville d’un million d’habitants. D’où la nécessité de prévoir rapidement la construction de 2 EPR2 à Gravelines !

Pour satisfaire les besoins du numérique, il est nécessaire de produire de plus en plus d’énergie. Ce qui signifie augmenter le nombre d’EPR, de panneaux solaires et d’éoliennes… pour développer l’IA, la surveillance dans la société et les drones – notamment pour la guerre. Tout ceci pour défigurer les paysages et l’environnement, entraîner des problèmes de santé et empoisonner l’humain, le monde animal et la nature.

RECYCLAGE DES MÉTAUX

« Aujourd’hui, notre taux de réemploi de composants créé oscille entre 25 et 36 % ». OVHcloud – entreprise française

On peut donc dire que 75 à 64 % des matériaux – qui ne sont pas recyclables – sont toujours à rechercher après la fin de vie des composants du numérique.

Le recyclage demande beaucoup d’énergie et crée de nouvelles pollutions.

On ne recycle quasiment rien d’un smartphone. Les métaux sont trop petits.

LE RECYCLAGE N’EST DONC PAS LA SOLUTION

 

L’ADDICTION AUX ÉCRANS

LES EFFETS

  • Le corps : obésité, sommeil, vue, ouïe
  • Le cerveau : baisse du langage, de la concentration, de l’attention, de la mémorisation et de la réflexion
  • L’émotionnel : agressivité, mal-être

LES PROPOSITIONS

  • Avant 5 ans : pas d’écran
  • Avant 10 ans : pas plus d’une heure par jour
  • Avant 15 ans : pas de smartphone
  • La méthode des 4 pas : pas d’écrans… le matin, pas durant les repas, pas avant de s’endormir, pas dans la chambre de l’enfant

MOINS D’ÉCRANS, PLUS DE VIE

UN ÉCRAN S’ÉTEINT, UN ENFANT S’ÉVEILLE

L’addiction aux écrans ne concerne pas que des jeunes ; elle touche aussi un grand nombre d’adultes.

UN DÉSASTRE SANITAIRE

L’usage des appareils électriques et du numérique en général crée une pollution souvent oubliée à cause des Ondes ÉlectroMagnétiques (OEM) ; ce qui agit sur le vivant et entraîne de nouvelles maladies … notamment l’Electro Hyper Sensibilité.

« Nous appelons de nos vœux la prise de conscience de ce désastre sanitaire. Il n’est pas trop tard, mais il est plus que temps. » Servane MOUTON

Comment sortir de cette hypnose sanitaire ? Éliminer l’effet malsain des écrans sur notre santé physique et psychique, sur le développement neurologique et socio-émotionnel, sur nos relations inter-individuelles. Il est plus que temps d’évaluer le bénéfice de la révolution numérique – les réseaux sociaux et l’IA.

Il est donc temps de simplement informer, informer, informer…

AGRICULTURE NUMÉRIQUE

  • C’est l’utilisation d’outils tels que le GPS, les drones et les capteurs pour collecter des données précises sur l’état des sols, la santé des cultures et les niveaux de nutriments.
  • C’est l’utilisation de robots.

L’analyse de données et l’IA jouent un rôle crucial dans cette agriculture numérique. Mais : « Le tout numérique représente un coût environnemental qui nécessite de construire toujours plus de serveurs informatiques consommant énergie et métaux rares. »

L’adoption des outils numériques accélère la tendance à l’agrandissement des fermes (avec moins de paysans) et à l’endettement. « Nous avons besoin de bras et de cerveaux pour la révolution agricole, pas d’algorithmes ni de drones ». La Confédération Paysanne

« La seule et véritable innovation est d’installer 1 million de paysans d’ici 10 ans ».

Le lobby technologique avec ses data centers et ses fermes de serveurs ainsi que celui de l’agriculture industrielle ont un même point commun : ils contribuent à l’appauvrissement et l’épuisement des sols ainsi qu’au stress hydrique des populations environnantes.

L’AGRIVOLTAÏSME

Pour produire de l’électricité solaire, il existe suffisamment d’emplacements ailleurs que sur les surfaces à visée agricole.

« Le développement du solaire photovoltaïque ne nécessite pas d’empiéter sur les espaces naturels ou agricoles »

Un potentiel de production solaire de plus de 150 TWh/an est déjà identifié en utilisant les surfaces déjà artificialisées (toitures, friches, parkings)… sans oublier les abords des infrastructures de transport, en particulier les routes et les voies ferrées.

QUE FAIRE ?

« Aujourd’hui, le numérique est un des secteurs qui nous mettent dans le rouge quant au respect des limites planétaires ».

LES PROPOSITIONS

  • Imposer le droit à la non-connexion/déconnexion
  • Refuser l’« Intelligence » Artificielle
  • Remettre en cause l’utilisation de ce produit addictif
  • Maîtriser sa relation aux écrans
  • Un peu de sobriété (bienveillante) ; moins de voitures, plus de transports en commun ; moins de numérique
  • Vivre mieux et autrement
  • S’occuper du climat plutôt que du toujours plus

NOTRE SYSTÈME ÉCONOMIQUE EN EST-IL CAPABLE ?

Si ce n’est pas le cas, nous devrons subir :

  • de nouvelles pollutions,
  • des destructions des paysages,
  • une perte de biodiversité,
  • des crises de l’eau, de l’énergie,
  • la suprématie des robots,

LE PROGRÉS TECHNIQUE NE DOIT PAS SE FAIRE CONTRE LE VIVANT, LA NATURE ET L’INTÉRÊT DES CITOYENS

POUR ALLER PLUS LOIN

https://collectif-accad.fr                                                           

Manifeste international pour un droit universel constitutionnel à la non-connexion/déconnexion :

https://internationaldisconnectionmanifesto.org

Pour signer :

https://internationaldisconnectionmanifesto.org/formulaire-form/