EHS : interviews d’une médecin-chercheuse et d’un psy

Béatrice Milbert travaille sur l’électrosensibilité depuis 20 ans

Elle a établi un lien entre l’EHS, la maladie de Lyme et ses co-infections dans la moitié des cas

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Je suis désormais certaine que l’environnement électromagnétique est le problème : il provoque une baisse du système immunitaire, abime le cerveau et  ouvre la barrière hémato-encéphalique.  La borrelia, entre autres polluants, pénètre alors directement dans le cerveau et génère ou amplifie une inflammation.

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Quelle est votre histoire avec l’EHS ?

BM : En 1997, j’ai introduit le sujet en France après en avoir pris connaissance aux Etats-Unis.  J’ai rapidement participé à la création du CRIIREM et, dés 1999-2000, j’ai commencé à voir en consultation les premiers électrosensibles. Dix ans après, le professeur Belpomme m’a rejointe sur le sujet. J’ai travaillé trois ans avec lui pour ensuite m’intéresser plus particulièrement au lien entre la maladie de Lyme et l’’électrosensibilité.

Constatez-vous une évolution dans la survenue des symptômes d’électrohypersensibilité depuis vingt ans ?

BM : Oui, je vois des gens devenir EHS presque instantanément. De manière générale, les symptômes sont beaucoup plus francs, massifs et rapides. Deux exemples. Une personne souffre chez elle de vertiges, maux de tête, malaise quelques temps après la pose du compteur Linky. Quand elle sort dans la forêt qui entoure sa maison, après dix minutes, elle va bien. De retour chez elle, les symptômes reprennent. Autre cas, l’installation d’une antenne 4G devant le bureau d’une personne qui, au bout de quinze jours, entre dans l’électrohypersensibilité alors qu’elle n’en avait jamais eu aucun symptôme. Mes patients, quelques mois après l’installation de la 4G, ont tous rechuté malgré les traitements qui les avaient très bien rééquilibrés. Ca se voyait sur les résultats biologiques et les encéphaloscans.

La 5G, je la redoute. Les gens n’imaginent pas ce qu’ils vont vivre. La prévision de 50% d’EHS d’ici à 50 ans est juste selon moi.

Les jeunes sont-ils davantage touchés qu’avant ?

C’est évident. Les niveaux d’exposition sont énormes, et les enfants ont un cerveau extraordinairement sensible aux ondes électromagnétiques. On trouve de plus en plus de cas d’Alzheimer chez les jeunes qui dorment avec le portable sur la table de nuit ou sous l’oreiller. Les AVC ne touchaient quasiment que des personnes au-delà de 60 ans. Maintenant, il y en a même chez des petits enfants. Personne ne se pose la question du pourquoi.
Même certains bébés expriment une violente souffrance quand ils se trouvent près d’une source Wifi, le professeur Belpomme en fait état. Les symptômes ne touchent pas que la tête. Chez des enfants qui posent la tablette sur leur ventre plusieurs heures par jour, les tests biologiques montrent clairement une électrohypersensibilité. Pourtant, ils ne souffrent que du ventre.

Les portables dans les poches ont une action sur les organes reproducteurs et stérilisent les jeunes. Des spécialistes en Inde parlent de générations sacrifiées. Quand on constate le nombre croissant d’hommes et de femmes dans l’incapacité de procréer, on voit qu’on assiste à une véritable stérilisation de l’espèce humaine.

Avec le smartphone, on a rendu beaucoup de jeunes et de moins jeunes complètement addicts. On est dans une situation de pure folie. Il faut revenir en arrière coûte que coûte. Je dis aux gens : « réveillez-vous ! »

Les deux tiers des EHS sont des femmes ; avez-vous une explication ?

Peut-être les femmes ressentent-elles l’environnement électromagnétique mieux que les hommes. Nous sommes tous électrosensibles à divers degrés. Ceux qui le ressentent vont spontanément se protéger et/ou être diagnostiquer et suivre un traitement, les autres vont développer des cancers. Parmi mes patients, ce sont surtout des hommes qui sont atteints de cancers du cerveau.

L’EHS, la chimicosensibilité et la fibromyalgie sont parfois vues comme trois expressions d’une même classe de pathologie. Qu’en pensez-vous ?

Selon moi, la fibromyalgie est dans 70 % des cas une maladie de Lyme non diagnostiquée.

L’EHS est en lien avec Lyme à 50%. On trouve aussi une pollution par les métaux lourds issus de vaccins ou d’amalgames dentaires. Par exemple, je diagnostiquai chez une danseuse, dans un état très invalidant, une EHS grave associée à une intoxication à l’aluminium, un problème de dent en or et une bartonellose (co-infection de Lyme). Traité pour tous ces aspects, elle a pu remonter sur les planches dans des salles combles. Dans tous les cas, je suis désormais certaine que l’environnement électromagnétique est le problème : il provoque une baisse du système immunitaire, abime le cerveau et  ouvre la barrière hémato-encéphalique.  La borrelia, entre autres polluants, pénètre alors directement dans le cerveau et génère ou amplifie une inflammation.

La chimicosensibilité, davantage en relation avec une difficulté à se détoxiner, est issue d’un polymorphisme générique que des tests réalisés au Luxembourg peuvent mettre en évidence. En France, 45% des personnes ont des difficultés à éliminer les toxines, d’où  une mauvaise élimination des radicaux libres avec, dans les cas graves, une dégénérescence cancéreuse possible. Pour moi, le lien entre l’EHS et la MCS se fait surtout à travers de la maladie de Lyme qui produit beaucoup de toxines mal éliminées.

Dans quelle direction vos recherches s’orientent-elles aujourd’hui ?

Avec une équipe nord-américaine, nous mettons au point des produits d’hygiène corporelle quotidiens à visée de protection des champs électromagnétiques. Par ailleurs, j’ouvre un département de recherche en Suisse sur Lyme, l’électrosensibilité et l’intoxication aux métaux lourds.

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Interview de Thierry Lebrun

Vous êtes un psychiatre un peu particulier. Quel est votre parcours ?

Je suis diplômé en acupuncture, homéopathie et phyto-aromathérapie. Pendant vingt ans, j’ai également suivi une formation continue en Belgique, délivrée par Jean marie Danze et Francine Delvaux, portant notamment sur l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé.

Etant à contre-courant du système, j’ai été convoqué de nombreuses fois par l’ordre des médecins et la sécurité sociale ; comment un médecin-psychiatre peut-il prescrire de l’homéopathie et des huiles essentielles ? Ils m’ont cherché des noises pendant trente ans. J’ai désormais créé une école de santé sur les pathologies chroniques et dégénératives vues sous l’angle des médecines complémentaires.

Avez-vous rencontré beaucoup d’EHS parmi vos patients ?

J’ai constaté que la plupart des patients dits psychiatriques sont plus sensibles que les autres aux ondes, car leur système neurologique et neurovégétatif est perturbé par des histoires toxiques, microbiennes, etc. … Un quart de mes patients dits schizophrènes étaient en fait atteint de neuroborréliose (bilan sanguin à l’appui), forme neurologique de la maladie de Lyme qui peut donner dans certains cas une symptomatologie de schizophrénie. Ils étaient tous EHS à des degrés divers.

Par ailleurs, la moitié de mes patients atteints de Parkinson présentaient des sérologies positives à la maladie de Lyme, d’autres à des bactéries différentes, des métaux lourds et, en général, une EHS.

Quelle est votre approche de l’EHS ?

Selon moi, on est tous électrosensibles, mais les EHS sont hyper-pollués (notamment par des métaux lourds, des solvants, des pesticides) et profondément déminéralisés.

Drainer les polluants, reminéraliser, fortifier le corps Wei sont les trois axes que j’utilise. Le corps Wei, en médecine chinoise, est un corps énergétique à environ 1 cm au dessus de la peau qui protège des pollutions de l’environnement. Des plantes qui stimulent les corticosurrénales le fortifient. Les personnes EHS doivent aussi pouvoir dormir dans un endroit complètement dépollué, car, la nuit, le corps Wei ne nous protège plus. De plus, elles ont généralement un problème d’intestin. Parasites et agents infectieux se nourrissent des polluants et envahissent l’organisme avec leurs déchets. Il faut s’attaquer à tous les facteurs à la fois.

En quoi la politique bio-cybernétique cellulaire consiste-t-elle en pratique ?

Un bio-testeur quantique permet de tester les pollutions, préparer un traitement en eau informée (de l’homéopathie qui aide à évacuer les pollutions du milieu intracellulaire) et trouver un traitement complémentaire. Par exemple, deux confrères m’ont soumis le cas d’une enfant de treize ans, souffrant d’une hémiplégie gauche arrivée progressivement : un accident vasculaire cérébral dont les médecins du CHU Marseille ne comprennent pas la cause. Grâce à détecteur quantique, j’ai détecté une inflammation majeure de l’hémisphère droit, ainsi que les informations du Wifi, de sept produits radioactifs et une information de la Borrelia. Traitement trouvé grâce au bio-testeur quantique : des omégas 3 à haute dose pour essayer de réparer son système nerveux et du desmodium.

Quels sont les résultats de cette médecine sur l’EHS ?

D’habitude les personnes vont vers un mieux ; ça peut prendre des années, car l’augmentation des polluants de l’environnement entrave une guérison rapide. Il faudrait mettre les gens malades à l’abri de toutes les pollutions, y compris celles liées à l’alimentation, aux produits cosmiques, à l’eau …

Que conseillez-vous en prévention ?

Je prends du lithothamme (reminéralisant) et porte des pierres de protection de type shungite. Côté alimentation, j’ai une règle : manger non chimiqué, non frelaté non raffiné. Le sucre raffiné est un déminéralisant majeur. Il faut apprendre à se débarrasser de la recherche du goût chimiqué, sucré, à ne pas confondre avec le doux, dont on a besoin.

En quoi la pollution électromagnétique favorise-t-elle le développement des maladies ?

Mes élèves et moi avons  récemment découvert des souches de Lyme qui se nourrissent uniquement de pollution électromagnétique, alors qu’à priori leur développement nécessite du cuivre. Le développement de la maladie de Lyme est donc favorisé par la pollution électromagnétique.

Plus généralement, cette dernière provoque toujours une baisse de l’immunité, c’est l’un des facteurs des maladies dégénératives ; nous ne sommes pas tous égaux face aux ondes électromagnétiques. C’est une question de terrain, de génétique et de constitution. On tout cas, on ne peut s’adapter que dans une certaine mesure. Je pense que si rien n’est fait pour stopper les émissions des polluants, d’ici cinquante ans, l’espèce humaine va être en danger.

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