Plutôt « près de chez nous » , en Hauts-de-France !Découvrez où sont situés les projets de méga centres de données destinés à l’IA en France.
Comme par hasard, les Hauts-de-France sont encore bien chouchoutés : c’est normal parce que c’est une terre d’accueil !
Découvrez : trois dans les HdF : un à Dunkerque, deux dans la région Cambrai-Valenciennes, un à Bosquel (Somme). D’après VdN, une quinzaine de projets d’investissement dans la région ! Qui dit mieux ???
Et ailleurs : trois à Bugny dans la Seine-Saint-Denis (encore une terre dévalorisée) et deux en Isère !
Merci et bravo à Macron pour son plan d’électrification (qui sera à terme un échec mais aura fait des dégâts) et sa volonté d’imposer de plus en plus de data centers : c’est le progrès !
Par ailleurs l’ANSES ne manque pas d’air avec son effet cocktail !!! (voir en fin de cet article)
Place d’abord à l’article de franceinfo !
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A l’occasion du sommet Choose France, trois nouvelles infrastructures liées à l’intelligence artificielle ont été annoncées dans les Hauts-de-France. Elles viennent s’ajouter à plusieurs projets d’ampleur déjà en cours de construction dans l’Hexagone.
La France déroule le tapis rouge aux data centers. A l’occasion du sommet Choose France, Emmanuel Macron a annoncé un record d’investissements étrangers, lundi 1er juin, d’un montant total de 93 milliards d’euros. Cette manne financière pourrait arriver près de chez vous sous la forme de centres de données gigantesques, en pleine course mondiale sur l’intelligence artificielle. Ce sera notamment le cas dans les Hauts-de-France, où la construction de trois méga data centers a été confirmée grâce à un investissement record du géant japonais SoftBank.
L’installation de ces équipements de pointe est prévue dans le Nord, à Loon-Plage, à côté de Dunkerque, à Bouchain, près de Valenciennes, dans une ancienne centrale thermique, et dans le village de Bosquel (Somme) près d’Amiens. « C’est le plus gros projet qu’il y ait eu en France » dans ce secteur, s’est félicité le directeur général de l’entreprise française Schneider Electric, partenaire de ce projet colossal.
Ces trois centres de données consacrées à l’IA viennent s’ajouter à d’autres projets d’ampleur déjà confirmés en France. C’est le cas en Isère, avec les deux structures opérées par DataOne(Nouvelle fenêtre) à Villefontaine et à Eybens. Trois grands projets sont également en cours de réalisation en Ile-de-France, et un autre, déjà, dans les Hauts-de-France. Vous pouvez les retrouver dans la carte ci-dessous.
Depuis plusieurs années, la France a aiguisé ses arguments pour attirer ces infrastructures sur le territoire. Le premier d’entre eux réside dans les centrales nucléaires de l’Hexagone, qui permettent d’assurer l’alimentation de ces installations très gourmandes en électricité. « Le fait que le pays soit producteur et exportateur d’énergie est absolument décisif pour des investissements d’infrastructure dans l’intelligence artificielle. Surtout pour des data centers », a confirmé samedi Masayoshi Son, le président de SoftBank, à La Tribune Dimanche(Nouvelle fenêtre).
Une bonne nouvelle pour EDF qui a salué dans un communiqué « la capacité de la France à accueillir des infrastructures numériques de grande ampleur grâce à une électricité compétitive, souveraine et bas carbone ». Le géant du nucléaire et le gestionnaire du réseau à haute tension RTE ne comptent pas s’arrêter là. Ils ont récemment dévoilé trente-cinq sites « prêts à l’emploi » conçus pour accueillir des centres de données dédiés à l’IA, dont une dizaine de grande puissance.
Un développement qui fait grincer des dents
Outre les grands raouts comme Choose France ou le sommet de l’IA organisé en 2025, les responsables politiques français ont également multiplié les mesures en faveur de l’implantation de ces équipements. La dernière en date fait partie de la loi de « simplification de la vie économique » et permet à certains projets de data centers géants de bénéficier du statut de projet d’intérêt national majeur, ouvrant la porte à des dérogations, notamment en matière d’urbanisme, afin de faciliter leur installation dans un temps record.
Une stratégie qui semble s’avérer payante. En plus des dizaines de milliards d’euros d’investissements annoncés par SoftBank pour la construction de trois data centers dans les Hauts-de-France, le gestionnaire d’actifs canadien Brookfield a promis d’investir 10 milliards d’euros supplémentaires dans les infrastructures liées à l’IA en France et le fonds émirati MGX et Bpifrance ont annoncé « la sélection imminente d’un deuxième site » après le Campus AI de Fouju(Nouvelle fenêtre) (Seine-et-Marne), projet en coentreprise avec Mistral IA et Nvidia, « actuellement en construction ».
La multiplication des data centers fait aussi grincer des dents. De nombreux groupes de riverains se mobilisent contre l’installation de ces infrastructures géantes. Leur utilisation massive d’eau et d’électricité est notamment pointée du doigt. En 2025, la consommation électrique totale des 352 data centers situés en France a représenté l’équivalent de la consommation d’une dizaine d’agglomérations de plus de 100 000 habitants, selon l’Ademe(Nouvelle fenêtre). « A court terme, ce développement peut s’envisager sans contrainte majeure sur le système électrique français », note l’agence, avant de prévenir : « mais il apparaît difficilement compatible avec les objectifs climatiques. »
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Commentaire reçu
Voilà à quoi sert l’électricité « décarbonée »
Et nos élus et élues, technolâtres, s’en saisissent sans états d’âme ….
https://lcp.fr/actualites/l-intelligence-artificielle-deja-largement-utilisee-a-l-assemblee-mais-sans-cadre
Est-ce de ce monde dont nous voulons ?
Ca s’accélère ….
Ca devient un peu terrifiant.
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Un article dans Voix du Nord
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Comment expliquer la forte poussée des antennes relais dans la région ?
Fin 2015, un utilisateur du réseau mobile en France consommait en moyenne 1,1 Go de données par mois ; fin 2025, c’était 18,3 Go, d’où le besoin de plus d’antennes relais sur le territoire. Photo Johan Ben Azzouz
Société. À l’image de ces pylônes, emblématiques des supports d’antennes qui poussent aux quatre coins de la région, les antennes relais qu’ils portent ont connu une forte croissance en cinq ans. Consommations de données mobiles qui explosent et politique de zéro zone blanche constituent les facteurs d’explication.
Dans le Nord et le Pas-de-Calais, l’impression d’avoir vu pousser comme des champignons les sites et supports mobiles hébergeant des antennes relais – toits d’immeuble, château d’eau et les fameux pylônes qui s’élèvent à plusieurs mètres de hauteur – n’est pas une vue de l’esprit.
Dans le Nord, ces sites ont augmenté de près de 21 %, et dans le Pas-de-Calais de près de 25 % en cinq ans, « soit 664 sites mobiles supplémentaires entre le 1 er mai 2021 et le 1 er mai 2026 », indique l’Agence nationale des fréquences (ANFR).
Opération discrétion
Ces sites accueillent les antennes relais – parfois plusieurs opérateurs sur un même site – pour mutualiser les pylônes et éviter leur prolifération dans le paysage. Dans le village de Bonningues-les-Ardres, situé entre Saint-Omer et Calais, « le pylône a été implanté par SFR mais tous les opérateurs viennent dessus », indique le maire Gérard-Alexandre Franque. « Ça évite d’avoir plusieurs pylônes dans le village. » Un enjeu esthétique et de discrétion. Car la visibilité de ces antennes relais peut inquiéter et faire fuir.
Pour les masquer, ces pylônes se fondent de plus en plus dans le paysage, maquillés, recouverts de peinture verte, parfois transformés en arbre qui cache la forêt, comme à Hardelot. Le pylône et ses antennes sont amalgamés dans la forêt. « Ces aménagements rentrent dans le cadre de discussions avec la mairie pour avoir la meilleure intégration paysagère possible », glisse-t-on chez l’opérateur Orange.
Nos usages en question
Ces antennes relais se sont multipliées pour faire face aux besoins de plus en plus grands des consommateurs. Et le Nord est le premier département français en nombre d’implantations d’antennes relais, « parce que c’est le plus peuplé de France donc il a davantage de consommateurs de données et donc des besoins en lien avec sa densité de population », explique-t-on chez Orange.
Appels, consultations de sites, publication de contenus sur les réseaux sociaux, streaming, vidéos, etc., sont à l’origine de ces implantations massives d’antennes relais. Selon l’observatoire des marchés mobiles de l’ARCEP, fin 2015, un utilisateur du réseau mobile en France consommait en moyenne 1,1 Go de données par mois. Fin 2025, c’est 18,3 Go, soit 16 fois plus de données consommées en dix ans.
Si nos usages sont les premiers responsables de ce développement massif, dans la région, les collectifs de riverains se multiplient pour s’opposer à l’implantation d’antennes relais : Leforest, Lewarde, Allennes-les-Marais, Villeneuve-d’Ascq sont quelques-unes des communes où ça bataille actuellement. « Les opérateurs ont densifié leur réseau pour répondre à des demandes de la population, signale Romain Bonenfant, directeur général de la Fédération française des télécoms, représentant des opérateurs vers lequel SFR et Bouygues nous ont renvoyés pour évoquer le sujet. « Il y a un paradoxe, on veut que les antennes couvrent un maximum de personnes mais les habitants préfèrent qu’elles soient éloignées, relève-t-on chez Orange, premier opérateur dans le Nord et le Pas-de-Calais en termes de couverture. Mais dans ce cas, ils ne peuvent pas être couverts. »
Lutter contre les zones blanches
Un autre facteur explique ce déploiement, qui vaut dans la région comme partout en France. La couverture s’est accélérée par la volonté de l’État d’implanter plus d’antennes relais dans les zones blanches via le « New Deal Mobile » né en 2018. « Ça a permis de supprimer quasiment toutes les zones blanches, souligne Romain Bonenfant. On est passés de 11 % de zones blanches en 2018 à 1,3 % fin 2023. » Orange reconnaît « une course à la carotte entre opérateurs pour avoir le meilleur réseau mobile ».
Selon la Fédération française des télécoms, « ce déploiement massif d’antennes relais est derrière nous ».
À Bonningues-les-Ardres, en zone blanche, l’implantation d’une antenne relais était « un enjeu car c’est un facteur d’attractivité pour la commune de 600 habitants, glisse Gérard-Alexandre Franque, le maire. Il y a beaucoup de jeunes qui reviennent s’installer chez nous, et ils ont besoin de se connecter, comme les professions médicales ou les pompiers quand ils passent par le village. »
VdN
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L’ANSES ne manque pas d’air
« Pas de lien de cause à effet » entre ondes et cancers, mais encore des doutes
Depuis leur avènement, les antennes relais se déploient autant qu’elles suscitent de l’inquiétude. Le sujet de l’exposition aux ondes est toujours sur la table.
Malgré les doutes de la population ou les interrogations d’une partie du corps médical, dans une nouvelle étude de l’ANSES rendue publique fin 2025 et s’appuyant sur près d’un millier d’études scientifiques, épidémiologiques, expérimentales chez l’animal et les recherches des effets biologiques au niveau cellulaire, « rien ne met en évidence de lien de cause à effet entre l’exposition aux ondes radiofréquences, principalement émises par la téléphonie mobile, et l’apparition de cancers ».
Pour le docteur Alain Collomb, médecin à la retraite, membre de l’association Santé environnement France, qui rayonne aussi dans le Nord et le Pas-de-Calais, « l’ANSES n’élimine pas la possibilité de risques, elle dit juste qu’ils ne sont pas avérés ».
Dans ce même rapport, l’ANSES maintenait d’ailleurs ses recommandations de prudence, en particulier pour les enfants « en raison d’usages qui évoluent très vite et qui peuvent générer d’autres effets sanitaires ». Car leurs conclusions reposent « sur les connaissances disponibles jusqu’en mai 2025 et n’excluent pas la possibilité que de futurs travaux apportent des éléments nouveaux ». Si l’ANSES s’est penchée sur les cancers, elle n’évoque pas les maladies neurologiques ou des troubles du rythme cardiaque.
« Effet cocktail… »
Les opérateurs se retranchent derrière le respect des normes réglementaires sur les ondes et les conclusions de l’ANSES mais le doute demeure pour certains. « Le gros souci qu’on a, c’est que partout en France, on est face à un tel effet cocktail entre la pollution de l’air, les pesticides, les antennes relais, etc., qu’il est impossible de savoir si c’est l’un ou l’autre qui peut être à l’origine de certaines pathologies », regrette Alain Collomb
VdN
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Message reçu
Nous boufferons de l’électricité jusqu’à en crever.
