
Manifeste international pour un droit universel constitutionnel à la non-connexion/déconnexion
« Tous les êtres humains ont le droit naturel de participer à la société sans appareils électroniques ou autres artefacts technologiques et d’avoir une vraie vie sociale sans eux, ou d’en faire un usage en toute liberté selon leurs propres besoins, dans le souci d’autrui, du Vivant et de notre planète »
Le but du Manifeste est d’unifier à l’international les forces des ONG et associations isolées dans leur discipline de lutte afin de montrer que tout est lié :
● La santé : l’addiction des enfants aux écrans, l’aliénation physique et mentale des grands enfants que nous sommes tous devenus ou forcés à devenir ; le déni des effets délétères des micro-ondes artificielles pulsées et de l’électrosmog.
● Les libertés fondamentales menacées par les diktats du tout-électronumérique qui nous rapprochent d’un contrôle total des populations au cœur du quotidien et jusqu’au plus intime.
● L’écologie : l’aberration du tout-électronumérique par sa matérialité énergivore et polluante, très coûteuse sur le plan humain, désastreuse pour le vivant et la biodiversité.
Nous devons alerter et éveiller les consciences face à un bouleversement civilisationnel mondial sans précédent depuis l’aube de l’humanité. Nous entrons dans une ère de sinistre dystopie dont l’IA générative est l’apogée.
Il s’agit via le Manifeste de fixer un horizon de lutte et de résistance contre l’hubris en cours sur terre, dans l’espace, sur et sous nos océans. Plus que jamais il faut nous rassembler au plus vite à l’international dans un même constat pour envisager des actions concrètes.
Nous appelons à signer massivement ce Manifeste afin de fédérer les énergies militantes et citoyennes partout dans le monde.
Ce manifeste est le vôtre. Transmettez-le autour de vous, à vos responsables politiques et à vos médias
Extraits
MANIFESTE INTERNATIONAL POUR UN DROIT UNIVERSEL ET CONSTITUTIONNEL À NE PAS ÊTRE CONNECTÉ.ES
Nous ne sommes ni technophobes ni technolâtres. Nous voulons seulement avoir la liberté d’utiliser ou non Internet pour gérer notre quotidien. Nous voulons pouvoir parler avec des fonctionnaires ou du personnel technique compétent plutôt que de nous en remettre à une « appli », à un « chat », un « chatbot», ou au robot d’une plateforme téléphonique qui bien souvent ne comprend pas notre question. Beaucoup de personnes perdent le bénéfice de leurs droits par découragement devant la fausse « simplification » des démarches administratives connectées.
La connexion doit être une option, pas une obligation.
Chaque année, l’emprise des nouvelles technologies numériques se développe et, parallèlement, les liens humains sont mis à mal.
L’obsolescence de notre humanité est programmée. La généralisation du GPS a réduit notre sens de l’orientation, les encyclopédies en ligne diminuent notre capacité de mémorisation, l’enseignement par les écrans réduit les performances scolaires (selon le rapport PISA de l’OCDE), et l’intelligence artificielle générative ou synthétique risque de nous rendre inutiles en décidant de tout pour nous. Les perspectives de l’Internet des objets et des corps (IoT & IoB), ainsi que les projets transhumanistes d’une humanité « augmentée », n’ont rien de rassurant. Nous devenons petit à petit de la « chair à data » et nous sommes tracés comme des marchandises ou des animaux. Tout est prétexte (sécurité, pandémie, terrorisme, pédocriminalité…) pour mieux nous contrôler par l’informatique et en multipliant les caméras partout. La généralisation des fichiers numériques visant à centraliser l’intégralité de nos données les plus personnelles a de quoi nous inquiéter. Le passeport biométrique et le Portefeuille européen d’identité numérique ouvrent la porte à de nouvelles formes totalitaires. La toile digitale n’est-elle pas en train de nous emprisonner ? En outre, tout système interconnecté, unique et obligatoire, n’est pas seulement liberticide mais aussi vulnérable au moment où s’accroissent les cyberattaques La connexion est souvent exigée au quotidien pour travailler à distance, recevoir un colis, envoyer une lettre, ouvrir une porte d’immeuble, effectuer une opération bancaire, prendre un rendez-vous médical ou auprès de services publics. Se mettent en place actuellement la suppression des billets de train, la fin des tickets de caisse, l’arrivée de la monnaie numérique, tout cela entraînant l’envoi d’une myriade d’informations, mensongèrement qualifiées de « dématérialisées », vers les data centers énergivores, trop gourmands en surfaces agricoles et en eau, situés sur plusieurs continents. La propagande anti-papier a tellement formaté nos esprits que l’on croit en toute bonne foi mieux agir pour la planète en recevant un flot de publicités par Internet et en étant renvoyé.e automatiquement sur des plateformes, tout en oubliant l’énorme empreinte écologique de la fabrication et du fonctionnement des outils électronumériques. Le papier peut être recyclé six fois alors qu’un ordiphone dit « smart » n’est quasiment pas recyclable ! Nous voulons pouvoir garder la monnaie matérielle, les chèques, les billets de train, les places de cinéma, les manuels scolaires et les passeports… en papier. Nous voulons préserver l’usage millénaire du livre et du document papier qui fut le socle de nos civilisations et voulons conserver le contact humain. Nous tenons à pouvoir conserver une vraie vie sociale sans smartphone.
Le Manifeste en entier :
https://internationaldisconnection
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Sur le même site
Le droit de ne pas utiliser Internet
Résumé
Au cours des dernières années, alors que l’utilisation d’Internet s’est accélérée, il a de plus en plus cessé d’être une simple option. Au contraire, elle est devenue une obligation de facto pour toute personne exerçant ses droits ou accomplissant ses devoirs. Ces développements soulèvent la question de savoir si, et dans quelle mesure, les gens pourraient être contraints d’utiliser Internet ou si une telle obligation est conforme aux normes démocratiques, entre autres. Dans cet article, je pose d’abord le contexte en passant en revue les raisons de l’inutilisation d’Internet et contre son non-usage. J’examine ensuite les possibilités de protéger les individus de l’obligation d’utiliser Internet par le biais du droit des droits de l’homme, que ce soit comme un nouveau droit autonome ou par l’interprétation de droits existants appropriés. Avec cet article, je vise à établir le contexte et à raviver un débat qui pourrait éventuellement conduire à un changement de politique et de pratique.
Introduction
À l’automne 2021, en pleine crise sanitaire, le gouvernement fédéral belge a décidé que les voyageurs, à leur arrivée dans le pays, ne pouvaient remplir leur obligation alors de remplir le formulaire de localisation des passagers (PLF) que via Internet.
1 Une version parallèle papier de ce formulaire a ensuite été retirée de l’usage. Ceux qui se demandaient quoi faire s’ils n’avaient pas accès à Internet – même temporairement – étaient conseillés, sur un site gouvernemental, de demander l’accès à Internet à leurs connaissances ou de le demander, par exemple dans leur lieu de vacances ou leur restaurant.En Belgique, depuis juillet 2022, toutes les entreprises sont tenues d’offrir à leurs clients consommateurs – en plus de l’argent comptant, évidemment – au moins une option de paiement électronique,2 comme, par exemple, une carte de débit ou une application de paiement (nationale) sur un téléphone mobile connecté à Internet. Si quelqu’un oublie d’acheter un billet de train avant d’embarquer, l’opérateur ferroviaire national n’accepte à partir de mai 2023 que les paiements sans espèces à bord.
3 Néanmoins, pour ceux qui souhaitent payer en espèces, ces transactions deviennent de plus en plus difficiles à conclure, car l’argent liquide devient de moins en moins accepté et que les distributeurs de liquidités – ainsi que les agences bancaires – continuent d’être supprimés au profit de la banque électronique et, de plus en plus, des monnaies numériques.
4En général, partout dans le monde, de plus en plus de services, qu’ils soient publics ou privés, sont devenus progressivement disponibles principalement – et parfois seulement – électroniquement, c’est-à-dire via Internet. Ces services vont de l’administration publique (par exemple, déclarations fiscales) aux services de santé (par exemple, ordonnances électroniques) en passant par les services financiers (par exemple, la banque ou l’assurance). De nos jours, pour les personnes sans accès à Internet, surtout sur un appareil « intelligent », la vie est devenue excessivement lourde et, parfois, même impossible.En revanche, il y a seulement dix ans, dans la crédence – parfois idéaliste5 – de l’importance d’internet, un débat sur la façon de faire de l’accès à Internet un droit humain a émergé.6 Cependant, à l’époque, les discussions portaient sur une option d’accès à celui-ci. Au cours d’une décennie, l’utilisation d’Internet a cessé d’être une simple option, un choix, un droit (légal) ou (une forme de) droit. Au contraire, les gens sont devenus (de facto) obligés ou – du moins – poussés à utiliser Internet pour exercer leurs droits ou remplir leurs devoirs, comme moyen de participer à la vie sociale ou économique.Ces développements invitent à réfléchir à la question de savoir si et dans quelle mesure les gens pourraient (ou devraient être) forcés d’utiliser Internet ou si une telle obligation est conforme aux normes démocratiques. Ces questions peuvent être abordées sous de nombreux angles, comme l’éthique (est-ce bon ? qui en bénéficie ? qui en paie ? est-ce durable ?) ou le droit (est-ce légal ?) et, dans ce dernier, du point de vue des droits humains (fondamentaux).
7Avec cette contribution introductive, je vise à établir le contexte et l’importance de la non-utilisation d’internet pour susciter à la fois un débat académique et professionnel qui pourrait finalement conduire à un changement de politique et de pratique.
8Le présent article est structuré comme suit : j’ai d’abord posé le décor en offrant un aperçu des raisons de la non-utilisation d’Internet (Section 2.1) et contre son non-utilisation (Section 2.2). Ensuite, après avoir discuté de l’aptitude du droit des droits de l’homme à protéger son non-utilisation (article 3.1), j’examine les possibilités de protéger les individus de l’obligation d’utiliser Internet par le biais des droits humains, que ce soit comme un nouveau droit autonome (article 3.2), soit par l’interprétation de droits préexistants appropriés (article 3.3). L’article 4 conclut en analysant certaines des conséquences du droit de ne pas utiliser Internet et en proposant quelques suggestions pour des recherches ultérieures. Dans cet article, j’adopte la perspective de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) de 19509 et je me penche sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH, la Cour).
Extraits de section
Arguments en faveur de la non-utilisation d’Internet
Certaines des principales raisons de ne pas utiliser Internet concernent le choix individuel et l’impossibilité de l’utiliser.
Premièrement, les gens peuvent ne pas vouloir utiliser Internet parce qu’ils le souhaitent, que ce soit de façon permanente ou temporaire (« détox numérique »), ou de manière sélective. Ils pourraient choisir
L’aptitude des droits humains à protéger le non-usage
En supposant que le non-usage d’Internet mérite une protection, les droits humains pourraient être invoqués comme moyen de protéger les individus de l’obligation d’utiliser Internet.
C’est ainsi parce que, d’abord, les enjeux sont élevés. Les droits humains reflètent précisément les « plus hauts préceptes moraux et idéaux politiques », impliquant un « agenda pour améliorer le monde » ([68], p. 1).
Remarques finales
L’utilisation d’Internet dans les secteurs public et privé ne devrait que s’accélérer, surtout à la suite de la récente crise sanitaire. Néanmoins, son utilisation devrait rester une option. Les gens pourraient être obligés d’utiliser Internet uniquement lorsqu’il n’existe aucune alternative (c’est-à-dire une nécessité stricte).
À cette fin, les droits de l’homme peuvent offrir une protection aux individus contre l’obligation d’utiliser Internet. Si la loi actuelle sur les droits de l’homme, par interprétation échoue, à protéger le non-usage …
https://internationaldisconnectionmanifesto.or
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Pour notre jeunesse, résistons !
APPEL DU 23 JUIN 2026
Considérant qu’après « la journée la plus chaude jamais connue en mai », puis des records absolus de température annuelle battus en juin, nous sommes assommés tout autant par la chaleur que par l’accélération de cette pluie de records ; qu’il est attesté que l’Europe se réchauffe plus vite que les autres régions du monde ; que tous les clignotants virent à l’écarlate tandis que l’inertie et l’idéologie de l’adaptation demeurent les réponses dominantes ;
Considérant que les sciences du climat établissent depuis longtemps le lien entre émissions de gaz à effet de serre et multiplication des épisodes extrêmes ; que des centaines de scientifiques internationaux alertent depuis mois et années que « la vie sur Terre est en état de siège » et appellent à des mesures d’urgence à la hauteur de la situation ; que le Jour du Dépassement est désormais atteint en France dès le 24 avril ;
Considérant que la jeunesse vit cette crise avec une angoisse croissante, le sentiment d’un avenir compromis, et paie déjà le prix de cette faillite collective, tandis que l’effondrement du vivant s’accélère et que les reculs politiques se multiplient ;
…
Nous, personnels de l’Éducation nationale, parents d’élèves, élèves et citoyennes et citoyens, et tous autres humains conscients,
Nous affirmons que l’urgence climatique et la responsabilité éducative imposent de reprendre la main sur les choix qui structurent l’École. Nous souhaitons inventer ensemble un chemin plus stimulant que celui de notre dessaisissement.
Nous nous engageons, là où nous sommes et travaillons, à dénoncer et/ou à refuser les usages imposés du numérique ainsi que de la prétendue « IA », qui nous relèguent au désert de nous-mêmes , et nous placent en position de passivité complice face à la destruction des conditions d’existence du vivant et de l’humain sur notre planète.
Nous exigeons que le Ministère de l’Éducation nationale organise dès la rentrée des Assises locales et nationale permettant à toutes les communautés éducatives de se prononcer sur des stratégies relatives aux enjeux écologiques et numériques, à partir de leurs choix éducatifs, humains et pédagogiques.
Nous demandons l’ouverture d’une refondation éducative inspirée de la tradition humaniste française, telle que rappelée par Marc Bloch, sous l’Occupation, dans ses réflexions sur l’enseignement, où il dénonçait déjà « le travail hâtif , dont on verra plus tard nos adolescents subir les affres, en pleine canicule, dans des salles surchauffées». L’historien et résistant plaidait pour préserver le goût de l’humain, la liberté de l’esprit et la continuité des formes de pensée, sans lesquelles il n’y a pas d’humanité
Le document complet :
https://nouspersonne.fr/doc/LETTRE%20OUVERTE
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Alors que nos emplois, nos passions, nos vies et sociétés sont percutés de plein fouet par le déploiement de l’Intelligence Artificielle, nous constatons que nous n’avons aucune prise sur son développement effréné. Nous exigeons une Convention Citoyenne nationale éclairée par la science et les retours des associations de terrain mobilisées sur l’IA et le numérique.
La pétition :
https://petitions.lecese.fr/initiatives/i-821?utm_source=ig&utm_medium=
https://www.reveillons-nous.org/