Ondes et pollutions chimiques

Les pollutions diverses : ondes électromagnétiques, pesticides, additifs de l’industrie agroalimentaire, n’ont peut-être pas des effets disjoints.

Elle se renforcent mutuellement pour des effets délétères.

Ondes électromagnétiques, pesticides et glyphosates : sale temps pour la Planète, ses hommes et ses animaux

Alors qu’une prise de conscience des dangers des pollutions chimiques traverse la conscience d’une minorité de responsables politiques, que même une partie de la sphère médiatique s’interroge sur leur nocivité, les effets des pollutions électromagnétique sur la santé sont niés par presque tous. Pourtant, il semble probable que ces deux types de pollution se renforcent mutuellement, amorçant le début d’une catastrophe sanitaire.

La maison brûle. Chassés par les flammes, d’aucuns, qui niaient depuis des années le danger, déclarent qu’ils vont peut-être faire quelque chose… mais pas tous ! Les incendies de forêt, qui n’ont jamais été si nombreux, touchent des zones jamais atteintes, comme la forêt de Fontainebleau, si proche de Paris. Certains se demandent si l’affaiblissement des moyens de lutte contre le feu – terrestres et aériens – pour des raisons de priorités budgétaires et cela malgré la mise en garde des scientifiques en matière de réchauffement climatique, serait pour quelque chose dans les 50 000 hectares de forêts et végétations déjà détruits par les flammes. La sphère politico-médiatique préfère mettre l’accent sur la responsabilité individuelle des incendiaires – imprudents ou criminels –, une réalité de toutes les époques, mais qui n’éclaire guère l’actualité brûlante du moment. Le mois de juin 2026 a vu la pire canicule jamais enregistrée en France depuis 1863. Rien qu’entre le 25 et le 27 juin, on a enregistré 3000 décès supplémentaires par rapport à l’an dernier. Certains s’en émeuvent, d’autres proposent des climatiseurs à tous les étages. Bref, une prise de conscience des enjeux climatiques commence à sourdre dans la population mais pas forcément chez les élus et les médias qui préfèrent se boucher les oreilles et se masquer les yeux afin que tout puisse continuer comme avant.

Sur le front de la pollution chimique, le même mouvement est en œuvre. Quand l’ANSES – une fois n’est pas coutume – met l’accent sur le danger des nitrites dans la charcuterie, responsables de cancers colorectaux, le conclave majoritaire des élus de la République les autorise aussitôt au nom des intérêts de l’industrie agro-alimentaire. Plus question, non plus, d’interdire le glyphosate, un pesticide agent de cancers, lymphomes et maladies neurodégénératives. La France l’a autorisé jusqu’à 2033 ! On vient de vivre le tragique feuilleton des lois Duplomb. Cet ancien cadre de la FNSEA, qui a présidé une chambre d’agriculture départementale, qui est et lié à deux grandes entreprises laitières, s’est reconverti dans la politique. I Il est devenu un des piliers du Sénat. C’est lui qui y indique la direction du vent dans le domaine des orientations agricoles. Ses dernières propositions sur l’appropriation de l’eau par une minorité où l’introduction de molécules dangereuses dans les champs et dans les assiettes sont très controversées. La mesure la plus contestée concerne l’emploi de deux néonicotinoides destinés à débarrasser les cultures des insectes parasites. Ces insecticides tuent aussi les abeilles et impactent la biodiversité. Surtout, on les retrouve dans le sang, dans les urines, et même dans le cerveau des humains, particulièrement ceux des enfants. Dans les pays, où les méfaits de ces produits sont constatés, on relève aussi des modifications d’ADN et des déchirures de la barrière hématoencéphalique, présageant toute une panoplie de maladies à venir, la plupart mortelles. Cette situation a ému les sociétés savantes médicales et scientifiques, dont le très conservateur Conseil de l’Ordre des Médecins qui ont protesté. Beaucoup de Français, se sont mobilisés. En 2025, une pétition contre les lois Duplomb et ses néonicotinoïdes a dépassé les deux millions de signatures sur le site de l’Assemblée Nationale où, pourtant, une seule signature par foyer fiscal est autorisée. Tout cela, n’a pas découragé une majorité de Sénateurs et de Députés, droits dans leurs bottes, à faire sécession et à imposer aux consommateurs ces produits dangereux.

Si la pollution chimique fait débat, la pollution électromagnétique, elle, fait consensus. Pas un seul élu, quelle que soit son étiquette n’a conscience qu’elle pourrait représenter un danger pour le vivant. Pire, ils sont eux-mêmes des utilisateurs compulsifs de leurs Smartphones, qu’ils consultent fiévreusement pendant les séances des assemblées. Les statistiques du cancer du cerveau de Santé Publique France sont en constante augmentation, mais les communications de l’OMS et de L’ANSES sont rassurantes. Elles concluent à « l’absence de risques de cancers du cerveau liés à l’usage des téléphones portables ». En 2011, l’OMS avait pourtant classé le Smartphone comme « cancérogène possible ». Alors que depuis 15 ans le Smartphone est dans toute les poches, qu’on a vu fleurir la 5G, le compteur Linky, la voiture électrique et tout le reste, cette évolution positive est un vrai petit miracle !

Dans les générations passées, les élus se montraient plus suspicieux. Ainsi, en 2013, Michel Herbillon, député Les Républicains (le même parti que celui de monsieur Duplomb) interroge la ministre des affaires sociales et de la santé (Marisol Touraine, sous la présidence Hollande) sur « la position du Gouvernement vis-à-vis de l’hyper électro sensibilité des personnes ». Naturellement, la ministre renvoie le député dans ses bases en se cachant derrière « une étude visant à mettre en œuvre une prise en charge adaptée de ces personnes qui a été lancée en juillet 2012 par le service de pathologie professionnelle de l’hôpital Cochin, à Paris » Cette étude « de provocation » a duré cinq ans. Elle et n’a mené à rien, comme toutes les études « de provocation » qui l’avaient précédé, comme celles qui l’ont suivie. Mais, force est de constater que le député avait quelques doutes légitimes et avait assuré son rôle de liaison entre ses électeurs et le pouvoir exécutif. Dans la même période une députée du parti écologiste, Laurence Abeille, propose un texte de loi pour encadrer l’implantation des antennes- relais (41 à 61 V / m selon les fréquences) aux abords des écoles maternelles et des crèches. En effet, la boite crânienne des enfants n’est pas totalement fermée et ils sont plus sensibles que les adultes à la pollution des ondes électromagnétiques. La loi est promulguée en 2015. Sous la pression du lobby des Ondes, elle sera progressivement détricotée. On peut aussi citer la députée européenne écologiste Michèle Rivasi, prématurément disparue. Elle était agrégée de Sciences Naturelles et Docteure en biologie… de quoi sensibiliser aux dangers des ondes électromagnétiques pour les êtres vivants. Depuis, plus rien ! Il semble que le passage de témoin ne se soit pas fait. C’est la même chose aussi dans les médias et dans le monde médical. La pollution par les ondes électromagnétiques n’a pourtant pas diminué et a même empiré.

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Pour lire le document complet d’Alain CADET :

http://blog.prophoto.fr/ondes-electromagnetiqu

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Commentaire

Comme le dit si bien Alain : Pollution chimique + Pollution électromagnétique = Catastrophe sanitaire annoncée

Du côté d’ACCAD, cela fait aussi un moment que nous avons alerté sur cette pollution oubliée qu’est la pollution électromagnétique.

Rappel d’un tract que nous avons élaboré en milieu d’année dernière. Il commence ainsi :

« Quand on parle pollution, on pense surtout : pollution alimentaire, pollution de l’air, de l’eau, pollution par les pesticides, les plastiques, l’amiante, le plomb, le cadmium, l’extractivisme, le tabac …

Mais on oublie très souvent cette pollution :

LA POLLUTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE

Cela a des répercussions principalement dans les domaines suivants :

       Les compteurs dits « intelligents »

       L’ÉlectroHyperSensibilité (EHS)

       La 5G (et bientôt la 6G) et son monde

       La surexposition des écrans et son addiction

       La numérisation et la robotisation de la société

       L’« Intelligence » Artificielle 

Le combat mené contre cette POLLUTION ÉLECTRO-MAGNÉTIQUE oubliée DE MASSE est d’une importance capitale, au même titre que ceux liés au changement climatique, aux autres pollutions, aux luttes sociales … et aux guerres nucléaires. »