Arrêtez les centres de données sales

Les 6 et 7 novembre 2026, nous prenons des mesures à travers l’Europe pour dire Stop Dirty Data Centres.

Les communautés locales se lèvent pour arrêter les centres de données sales là où ils vivent. Nous allons unir et exercer nos droits démocratiques de prendre la parole, de nous rassembler et de protester pour demander des comptes aux élus.

Nous demandons un moratoire immédiat sur les grands centres de données en Europe !

Ressources pour s’impliquer

https://drive.proton.me/urls/BVNFNHHDW0#6gp4etMp0uTl

Impacts

L’explosion des centres de données d’IA dans nos villes a un impact que nous ne pouvons plus nous permettre. Rejoignez-nous et agissez maintenant pour prévenir les dommages irréparables que les centres de données font peser sur le bien-être des personnes et de la planète. Il y a une série de raisons pour lesquelles nous sommes motivés à agir:

Communautés locales.

Emplois et économie.

La pénurie de logements et la hausse des factures d’énergie.

Crise climatique, canicules et pénuries d’eau.

La grande puissance technologique sape nos démocraties.

Crise de santé mentale.

Surveillance accrue et érosion de la vie privée.
La titrisation et la militarisation.

Chaîne d’approvisionnement toxique.

En coordonnant nos actions, nous démontrons le pouvoir dont nous disposons pour enrayer l’expansion incontrôlée des centres de données de l’IA et empêcher notre démocratie d’être prise en otage par les intérêts de l’industrie de la technologie. Ensemble, nous appelons les dirigeants élus à mettre en œuvre des moratoires aux niveaux local, national et européen qui mettent en pause la construction de centres de données jusqu’à ce que nous, le peuple, ayons décidé démocratiquement ce qui est nécessaire pour assurer que l’IA et les centres de données servent les gens et la planète, et non la cupidité privée.

https://stopdirtydatacentres.eu/

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Le nuage était sous nos pieds

On a cru pendant longtemps que les données volaient dans les airs. D’une façon magique. Une quantité infinie d’informations contre un seul clic ; nos données dématérialisées, accessibles quelque part dans l’éther du cloud ; smartphones et ordinateurs propulsés au rang d’organes vitaux en un laps de temps record – et dont le fonctionnement réel demeure, pour la plupart d’entre nous, d’une parfaite opacité. Cependant, le développement exponentiel des infrastructures du numérique rend difficilement dissimulable les ravages humains et environnementaux qui lui sont nécessaires.

Pour refuser les dépendances que les infrastructures du numérique façonnent, il s’agit de lutter contre l’envers du « dématérialisé » ; il s’agit de reposer la question du numérique à l’endroit. Suivre les câbles sous-marins, qui se prolongent sous la terre jusqu’aux data-centers, dont la prolifération s’organise avec la complicité des pouvoirs publics. Comprendre ce qui se mobilise lorsque nous agitons le bout des doigts sur nos écrans, ce qui voyage, pollue, chauffe, creuse, exploite, en regardant sous nos pieds.

Là, à Pont-à-Mousson : une plaque en fonte qui troue le goudron, nommée « regard », estampillée « télécom », où se lovent les câbles qui transportent les informations à l’échelle de la planète. Des fils dont l’âme est de verre, qui transmettent les données à la vitesse de la lumière. Ils prolongent sous nos pieds les grands câbles sous-marins qui, déroulés au fond des océans, relient les continents. Sur nos plages, leurs chambres d’atterrissement.

Au point de croisement de ces « autoroutes de l’information » : les data centers. Des méga-ordinateurs bétonnés en surchauffe qui renferment des milliers de serveurs et rendent possible le capitalisme contemporain : le trading à haute fréquence, la publicité ciblée et le pistage de données personnelles, la smart-city, l’agriculture connectée, le contrôle social et la surveillance algorithmique, l’intelligence artificielle générative. Des « services » à n’en plus finir, imposés, marchandés, marketés, au détriment de nos territoires et nos vies, sous l’égide et au profit des plus grandes multinationales au service des puissances impérialistes.

Puis, dans ces serveurs, des millions de puces et composants électroniques, des puces faites de minéraux : du silicium, du gallium, de l’or, du cuivre, du coltan, du lithium, du cobalt … À nouveau sous nos pieds, on déchire la terre pour en extraire ce qui depuis longtemps sommeille. Une extraction qui a le prix du sang, entachée des conflits qu’elle déclenche dans les pays où l’industrie numérique rejoue encore et toujours la colonisation. Ces minerais qui deviennent puces, qui deviennent gadgets, qui deviennent armes et autres instruments au service des pouvoirs politiques, militaires et industriels.

Il n’y a pas de fatalité au « tout numérique ». Nous pouvons reprendre le contrôle. Nous devons nous organiser pour résister et mettre un terme à la destruction socio-environnementale que la trajectoire dominante de l’informatique occasionne. Nous pouvons, toutes ensemble, imaginer d’autres mondes possibles.

https://lenuageetaitsousnospieds.org/a-propos

Pour lire les articles :

https://lenuageetaitsousnospieds.org/articles/

Un document pour lutter contre les data centers

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Commentaire envoyé par BN

Les Britanniques et Irlandais, pourtant paradis fiscaux des GAFAM avec expansion de surfaces chez eux, bougent sur les data centers. Ils sont aux premières loges pour savoir ce qu’il se passe aux USA. Et il faut les rejoindre, s’internationaliser au plus vite dans nos luttes.

Concernant les USA, ils suivent particulièrement ce qu’il se passe au Texas. Cet état MAGA ultraconservateur Républicain depuis plus de 30 ans pourrait basculer Démocrate. Ce serait très important vu tout ce que cela entrainerait.

Le gouverneur, ardent trumpiste, avait déclaré que le Texas serait le paradis US des data centers pour faire la nique à la Virginie et la Californie (démocrates où ça résiste aussi). Sauf qu’il vient de faire volte-face car ça coince fortement chez lui : les manifestations massives sont transpartisanes et rassemblent les « red necks » des bourgades MAGA et les « cols blancs » blancs et noirs des villes à sensibilité démocrate venus sur place les soutenir.

La différence avec les States et les Européens est que nous n’avons pas les mêmes échelles, notamment de surface de DC et donc de surfaces agricoles (quand on parle de 30 terrains de foot chez nous, il faut multiplier par 10 chez eux), et qu’il n’y a pas un comté qui a la même home rule que son voisin, ce qui fait que cela rend notre lecture compliquée pour nous Européens basiques, et compliqués aussi.

Deux aspects importants 

  • comment se fait le refroidissement : par eau ou par air ? Si c’est par air, cela ajoute à la gabegie d’électricité en plus du bruit; Auquel cas le problème de l’eau se déplacerait sur l’ébriété électrique, donc nécessité d’EPR, de SMR, d’éoliennes terrestres et maritimes,  panneaux solaires à perte de vue dans nos paysages. 
  • qui investit en capital derrière les montages de sociétés diverses et les big sociétés internationales (Google, MIcrosoft ou autre Chinois) ? Doit-on encore plus continuer à être vassalisés, M. Bertrand ou autre ? C’est une bonne question pour eux, capitalistes de « l’innovation » à tous crins, qui devraient voir un peu plus loin que le bout de leur nez, déjà qu’ils n’ont aucune vision de rien sur ces questions et tant d’autres. En France, si on creuse un peu, il ne doit pas y avoir beaucoup de capital cocorico. Voir aussi si l’on ne retrouve pas les mêmes montages capitalistiques étrangers dans les « fermes » d’éoliennes et les « champs » de panneaux solaires, notamment les fonds de pension américains ou autres. Dans les Hauts-de-France, cela ne m’étonnerait pas du tout. A noter question vocabulaire qu’il faut dire « campus » pour les big data centers.

Enfin, si on prend Marseille pour l’ouverture méditerranéenne et la Manche, le choix des lobbies internationaux – américains mais pas que – ont bien compris que l’investissement capitalistique cocorico est faible. Il y a (encore) de bonnes infrastructures et une énergie relativement abondante, donc la « start-up nation » est un bon terrain d’implantation et les politiques « en retard de progrès » les accueillent les bras ouverts. Si Marseille a été choisie plutôt que Nice qui a des politiques numériques enthousiastes (caméras partout etc), c’est bien parce que Marseille est un lieu stratégique de connexion internationale et pas Nice. Pour la façade Ouest, ils embêteront moins les Bretons inclus le 44 non seulement parce que leur passé et leur présent réfractaires est connu, mais surtout parce qu’ils ne sont pas dans un lieu de connexion internationale intéressant. Donc, leur choix s’étendra du Cotentin (La Hague, Flamenville) au Nord/Pas-de-Calais car beaucoup plus énergiquement stratégique pour ces gens-là.