Permettre aux élèves

de devenir des citoyens éclairés à l’ère numérique

Si le développement des compétences numériques constitue un enjeu d’autonomie pour les élèves, ainsi que de souveraineté économique et technologique pour le pays, il constitue également un enjeu majeur pour permettre aux élèves d’exercer leurs droits et leurs devoirs dans cette nouvelle ère.

L’action du ministère est articulée autour de deux axes :

  • La promotion d’un usage responsable des réseaux sociaux, avec :
    • la diffusion et le respect de la charte pour l’éducation à la culture et à la citoyenneté numériques dans les écoles et les établissements ;
    • la poursuite et l’intensification de la lutte contre le harcèlement et le cyber harcèlement, dans le cadre de la généralisation du programme Phare
  • Le renforcement de l’éducation aux médias et à l’information (EMI) et du développement de l’esprit critique. La démocratie suppose le pluralisme et, par conséquent, la capacité des citoyens à recevoir, analyser et débattre d’informations libres issues de sources diverses. Les outils numériques, et singulièrement les réseaux sociaux, en permettant à chacun de devenir producteur et émetteur d’information, bousculent le rapport à l’information, notamment avec l’émergence des « fausses nouvelles ». Il est donc essentiel que les élèves bénéficient non seulement d’une formation structurée pour connaître le processus de traitement et de production des informations, mais aussi d’actions leur permettant de faire l’expérience concrète de ces processus. C’est pour cette raison que la circulaire du 24 janvier 2022 a renforcé le pilotage de l’EMI et mise en œuvre de cette priorité auprès des élèves.

En pratique, d’ici à 2027, 100 % des élèves de collège devront bénéficier, chaque année, d’une action de sensibilisation à l’instar de la participation à une webradio ou à la Semaine de la presse et des médias dans l’École, qui sensibilise chaque année 4,7 millions d’élèves. Le soutien apporté par le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (CLEMI) aux équipes de terrain, notamment les professeurs documentalistes, ainsi que des partenariats avec la CNIL et l’ARCOM, est articulé avec la politique ministérielle.

Sensibiliser aux risques du numérique et à la cybersécurité ; prévenir le cyber harcèlement

L’utilisation du numérique comporte également des risques. Ils concernent notamment la cybersécurité et la protection de la vie privée (virus, piratage, arnaque, etc.), la désinformation (enfermement dans des « bulles à filtre », fiabilité de l’information ou des résultats offerts par l’intelligence artificielle, exposition à des « théories du complot », etc.), le cyberharcèlement, l’exposition à des contenus choquants, ou encore la perturbation des capacités d’attention. Il s’agit là d’enjeux sociétaux.

L’Éducation nationale participe activement à la lutte contre ces risques en éduquant et formant les élèves, particulièrement exposés en raison de leurs usages. Elle joue également un rôle déterminant dans la sensibilisation aux enjeux de cybersécurité, qui entre pleinement dans les enseignements numériques tout au long de la scolarité. Elle agit contre le harcèlement, en particulier dans le cadre du programme Phare, qui inclut la prévention du cyber harcèlement. Les risques liés à la désinformation sont pris en compte dans l’éducation aux médias et à l’information ; ceux liés à l’exposition aux contenus choquants sont notamment abordés dans le cadre de l’éducation à la sexualité.

L’attestation de sensibilisation au numérique Pix, obligatoire pour les élèves de 6e, est un outil important pour sensibiliser les jeunes à la protection et la sécurité numérique. Ils doivent acquérir quatre compétences  :

  • sécuriser l’environnement numérique ;
  • protéger les données personnelles et la vie privée ;
  • protéger la santé, le bien-être et l’environnement ;
  • prévenir le cyber harcèlement.

Enfin, une information aux familles, en particulier au moment des classes charnières du parcours scolaire de l’élève, permet d’attirer l’attention des parents sur les risques liés au numérique et faire connaître les outils à leur disposition pour exercer leur contrôle parental.

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Premier commentaire

il n’y a pas que l’EN qui doit se bouger.
Il y a l’État qui devrait étudier les 29 propositions de la commission des experts créée par E Macron. Commission qui a remis son rapport le 30 avril … 2024. 

Le gouvernement se bouge en ce moment – actualité oblige – contre le narcotrafic. Il ne fait rien sur la situation globale des jeunes, ce qui est tout autant sinon plus dramatique.
Par ailleurs, l’EN a toujours de bonnes intentions. Les appliquera-t-elle ? Et surtout balaiera-t-elle devant sa porte quand on voit la quantité d’ordinateurs dans les salles de classes et l’usage trop importante en classe et en dehors (Pronote …).

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Commentaire reçu

Quand j’entends dire, « c’est la faute de l’Ecole », mes poils se dressent car je m’insurge sur cela : Est-ce la faute de l’école si un enfant de 12 ans a été blessé par balles à 2 h du matin à Grenoble ? Est-ce la faute de l’école si un ado de de 16 ans s’est tué en scooter à Tourcoing car il a refusé de s’arrêter à un contrôle de police ? Est-ce la faute de l’école si un enfant devient geek ? Ma réponse est NON ! L’éducation fait partie du métier de parents.

L’Ecole donne tous les codes pour utiliser à bon escient un ordinateur. L’Ecole donne, aux élèves, tous les codes sur les risques addictifs (alcool, tabac, drogue, internet…) 

Le jour de la rentrée, j’avais l’habitude de recevoir les familles des nouveaux 6ème pour expliquer (entre autres sujets) aux parents que le téléphone portable, que l’ordinateur ne devaient jamais se trouver dans les chambres des enfants et qu’ils ne devaient pas avoir d’accès aux réseaux sociaux. J’en profitais pour faire un petit sondage anonyme : 4 questions avec réponse par oui ou non.

Question 1 : Votre enfant peut-il se connecter sur internet avec son téléphone ?

Question 2 : Votre enfant dort-il avec son téléphone dans sa chambre ?

Question 3 : Votre enfant a-t-il un ordinateur dans sa chambre ?

Question 4 : Votre enfant a-t-il un compte sur les réseaux sociaux (Facebook, Insta, X…) 

Le même sondage était posé aux élèves en classe  : ci-dessous les résultats du sondage de septembre 2018 : 

Pour les parents : 

1 : Oui à 95 %

2 : Oui à 67 %

3 : Oui à 52 %

4 : Oui à 23 %

Pour les élèves (de 6ème) : 

1 : Oui à 100 %

2 : Oui à 96 %

3 : Oui à 88 %

4 : Oui à 96 %

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Commentaire rapide au commentaire reçu

Il n’a jamais été écrit que c’était la seule faute de l’école.
Par ailleurs, dans d’autres établissements, le résultat des sondages corrobore ce qui a été écrit ci-dessus.
Le problème de l’Éducation nationale reste entier … en troisième position après les GAFAM et le pouvoir en place.
Enfin, s’appuyer sur le contrôle parental, c’est se faire des illusions car il y a trente façons de contourner ce « blocage ».

L’important est de parler, d’expliquer, de montrer qu’il y a d’autres activités en dehors de l’écran (jeu, sport, culture … ), et éventuellement de participer avec les jeunes à différents projets …