Cette commune de l’Essonne ne veut pas de ce projet Amazon !
Depuis 2021, nous luttons avec acharnement contre l’implantation de ce data center d’Amazon ( puissance de 100 MW ), un projet qui menace gravement notre cadre de vie : chaleur fatale non récupérée, contribuant au réchauffement climatique, nuisances sonores, consommation électrique totalement démesurée, risques pour la faune et la flore locales.
En dépit de nos effort, le Tribunal administratif de Versailles a rejeté notre recours le 28 janvier 2025.
Début février 2025, nous avons sollicité l’expertise de Maître Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Écologie et l’une des meilleures avocates françaises en droit de l’environnement. Son appui précieux pourrait être décisif pour renverser cette décision en appel, faire jurisprudence et ainsi éviter à d’autres villes le même sort !
Mais cela a un coût…
Pour engager ce recours en appel étayé d’ expertises techniques, nous devons réunir 7 000 euros, somme que notre association ne peut supporter seule.
Nous avons besoin de votre soutien !
Comment nous aider ?
En participant à la cagnotte en ligne LEETCHI, votre contribution, même modeste, est essentielle.
Ensemble, nous pouvons démontrer une opposition claire et massive au projet !
C’est maintenant qu’il faut agir. Ne laissons pas ce projet avancer sans résistance. Chaque geste compte pour défendre notre cadre de vie et l’avenir de nos enfants.
Aidez-nous. Aidez-vous.
Refusons l’extension de ce data center et protégeons aussi les autres communes par une jurisprudence qui fera date !!!
https://www.change.org/p/non-a-l-installation-d-u
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Lien Leetchi pour soutenir notre action en appel
https://www.leetchi.com/fr/c/non-a-linst
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Pourquoi signer ?
Parce que notre société se numérise de plus en plus. « On » a besoin de ces data centers pour cette numérisation. Il faudra pour cela produire encore plus d’électricité et consommer beaucoup d’eau ! On a d’ailleurs besoin de giga data centers pour mettre en place à marche forcée l’IA … avec la bénédiction du Président de la république. D’ailleurs on a un fervent supporter de cette évolution dans notre région puisque Xavier Bertrand veut installer 8 data centers. Il espère même avoir l’appui des Émirats arabes unis (en abrégé EAU !) pour construire un giga-data center dans le Cambrésis. La « concurrence » sera rude avec l’Italie qui a déjà un contrat avec les EAU !
Pour information complémentaire, un giga-data center consomme 6 à 10 fois plus d’eau que le data center traditionnel !
On est déjà envahi par Amazon ; on va subir, si on ne se bat pas, l’IA sous prétexte de progrès ! Combat indispensable si on ne veut pas que l’Homme devienne l’esclave de la machine ; c’est aussi indispensable de se battre car, avec ce modèle, l’humanité disparaîtra.
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Ces 4 obstacles qui pourraient freiner l’explosion du nombre de data centers
Difficultés d’approvisionnement en électricité, pénurie de semi-conducteurs, enjeux sociétaux et environnementaux… les opérateurs de centres de données devront relever un certain nombre de défis pour répondre à la demande de puissance de calcul de l’IA générative
Le début de l’année a été marquée par des annonces massives d’investissements dans la création de nouveaux data centers. Après le plan Stargate présenté fin janvier par le président américain Donald Trump de 500 milliards de dollars, son homologue français Emmanuel Macron a répliqué quelques jours plus tard, au sommet de l’IA à Paris, en dévoilant 109 milliards d’euros de financements privés dans le développement de centre de données.
Avec la forte adoption des modèles d’IA générative, exigeant toujours plus de puissance de calcul, un grand nombre de fermes de serveurs sont appelées à sortir de terre un peu partout sur la planète. Dans un étude intitulée « Breaking Barriers to Data Center Growth », le cabinet BCG estime que la puissance requise à l’échelle mondiale devrait croître de 16 % par an, entre 2023 et 2028, pour atteindre 127 GW, soit une accélération de 33 % par rapport à la période 2020-2023.
Segment le plus dynamique, l’IA générative contribuera, à elle seule, à 60 % de cette croissance de la demande énergétique d’ici 2028. Cette hausse sera portée par une augmentation annuelle de 30 % des besoins liés à l’entraînement de modèles tels que ChatGPT d’OpenAI ou Gemini de Google, et une croissance annuelle de 122 % pour les tâches d’inférence, soit la production d’analyses et de prédictions.
A horizon 2028, l’IA générative représentera ainsi 35 % de la demande totale en énergie des data centers. Le solde des besoins énergétiques sera lié à des applications non basées sur l’intelligence artificielle, c’est-à-dire les usages historiques du cloud comme le stockage de données ou les opérations transactionnelles.
Les hyperscalers accentueront encore leur domination
Les GAFAM accentueront encore leur emprise. Amazon, Meta, Microsoft et Google devraient représenter, à eux seuls, 60 % de la croissance du secteur entre 2023 et 2028. La domination américaine est également géographique. Les États-Unis, qui détiennent aujourd’hui environ 60 % des infrastructures mondiales de data centers, passeront, selon BCG, à 65 % dans trois ans.
70 % des nouvelles installations étasuniennes se concentreront dans quatre régions bénéficiant de réseaux électriques historiques, fiables et à coûts compétitifs : les États du grand Nord-Est (Virginie, Ohio, Illinois, Iowa), du Nord-Ouest (Oregon) et du Sud-Est (Géorgie).
A contrario, 30 % de la croissance de ce marché des data centers se produira hors des États-Unis sous l’effet des réglementations comme le RGPD européen qui impose le stockage local des données. La présence d’une énergie fiable, peu coûteuse est autre critère d’implantation Les pays scandinaves affichent ainsi les prix parmi les plus bas du Vieux Continent tout en faisant appel à aux énergies renouvelable. Enfin, certains applications d’IA exigeant une très faible latence requièrent des centres de données de proximité voire des serveurs en edge computing.
Goulot d’étranglement
Une fois posé ce cadre, BCG estime que les fournisseurs ou les exploitants de data centers devront relever quatre grands défis. Il s’agit tout d’abord de sécuriser l’approvisionnement en électricité. Le cabinet d’étude anticipe « un goulot d’étranglement critique », résultant du décalage entre le temps nécessaire à construire un centre de données (deux à trois ans) et le temps nécessaire pour mettre à niveau l’infrastructure électrique (quatre à huit ans).
Pour résorber ce goulot, le cabinet conseille aux opérateurs de data centers de travailler de manière proactive avec les fournisseurs d’énergie mais aussi de signer des contrats d’achat ferme et à long terme ou de proposer des garanties financières.
Les centrales à gaz, les fermes de piles à combustible à hydrogène et les parcs solaires sont aussi appelés à jouer un rôle plus important dans l’alimentation des centres de données.
Pénurie de composants et de compétences
La filière est, par ailleurs, confrontée à une pénurie de composants critiques, à commencer par les semi-conducteurs dont les difficultés d’approvisionnement remontent à la crise Covid. L’irruption de l’IA générative a, par ailleurs fait exploser la demande de puces dédiées, les fameuses GPU. Mais, ce n’est pas le seul point noir. BCG note que les délais d’approvisionnement pour les générateurs de secours ont quadruplé, passant de 3 à 12 mois.
La pénurie porte aussi sur les compétences. Un data center c’est aussi une usine exigeant une main-d’œuvre qualifiée, difficile à trouver, « en particulier dans les zones reculées ».
Des entreprises numériques, comme Microsoft, tentent de résoudre ce problème en construisant des programmes de formation et en nouant de partenariats avec des établissements de l’enseignement supérieur. En France, la filière infrastructures numériques est également concernée.
Les impacts pour l’écosystème local
Autre défi : les impacts d’un data center dans son environnement immédiat. Accaparement des terres et des ressources en eau, pollution de l’air, artificialisation des sols… Les conséquences d’une implantation n’ont rien de neutre pour les riverains comme le dénonce un collectif marseillais. A Memphis, aux États-Unis, le supercalculateur d’Elon Musk soulève des problèmes de santé selon le site Commercial Appeal.
Sans évoquer toutes ces nuisances, BCG conseille tout d’abord aux opérateurs de s’assurer que leur arrivée n’entraînera pas une augmentation des prix de l’électricité ou une baisse de la capacité énergétique. A l’inverse, ils peuvent contribuer à l’économie locale.
Un centre de données de 100 MW crée environ 500 emplois équivalents temps plein (ETP) durant les deux à trois ans de sa construction puis 50 ETP au cours de ses vingt années d’exploitation.
Un gouffre environnemental
Last but not least, l’augmentation exponentielle du nombre de data centers fera exploser la dette environnementale du numérique. En France, la filière pèse déjà 42 % du bilan carbone total. BCG propose quelques piste pour lutter contre le réchauffement climatique. Il est possible d’atténuer les impacts environnementaux des centrales à combustibles fossiles (charbon, fioul) par des techniques de captage et de stockage du carbone.
Bien sûr, le sens de l’Histoire consiste à recourir aux énergies renouvelables – éolien, photovoltaïque, hydraulique, géothermie – voire au nucléaire. « Ces technologies nécessitent encore des démonstrations à grande échelle, et elles restent à un prix élevé par rapport aux technologies de production d’énergie plus matures », tempère BCG.
Dans un cercle vertueux, les opérateurs peuvent en investissant dans cette énergie verte faire baisser les coûts et favoriser leur adoption massive.
https://www.zdnet.fr/actualites/ces-4-
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Conclusion
Même avec l’utilisation d’énergies « vertes » (dont fait partie le nucléaire !!!), c’est un pari risqué que prennent les promoteurs ; tellement risqué que l’on court à la catastrophe. Donc, il faut continuer à s’opposer à ces giga data centers et data centers.