Contribution au débat sur la 5G

Micros Rebelles l’a déjà abordée le vendredi 9 avril à 18 h

https://www.micros-rebelles.fr/site/emissions/20/micro

Ci-dessous un document très important venu de Nantes. Vous pouvez évidemment diffuser ce texte à de nombreuses personnes (élu.es, pas élu.es …)

** **

Au-delà d’une technologie imposée et très discutable, il s’agit d’un vrai choix de civilisation

Quelles sont, pour vous, les menaces (points négatifs), les opportunités (points positifs) d’un déploiement de la 5G dans votre commune ?

La 5G est un marqueur et accélérateur d’un monde du tout-numérique qui est un « fait social total » comme l’énoncent les sociologues.

Bien plus que prendre parti “pour” ou “contre”, il s’agit de TOUT mettre sur la table de la discussion quant aux réels enjeux, avantages et risques potentiels qu’une “innovation technologique” peut susciter. Il serait très difficile de revenir en arrière si dégâts il y avait —nous le savons déjà — dans des sociétés et une civilisation mondiale déjà bien malades et dangereusement conflictuelles, sur une planète tout aussi malade de nos excès, notoirement dus à notre civilisation industrielle. C’est donc, plus que jamais, le moment de faire le point en toute conscience sur les enjeux soulevés à un moment-clé où la « technoscience » s’écarte de plus en plus de la science du Vivant et de l’espace, dans une démocratie représentative qui a perdu la confiance citoyenne car gangrénée par le poids accru des lobbys industriels.

La 5G, avec son monde de milliers d’objets connectés, de Big data glouton, de voitures autonomes, ne va pas dans le sens de la sobriété et du tri sélectif électronumériques, voire de dénumérisation sectorielle à envisager très sérieusement (tout n’étant pas automatiquement numérisable), auxquels nous sommes désormais obligés avec l’urgence climatique : « Le déploiement de la 5G est à remettre dans le contexte d’une croissance exponentielle des usages numériques dont les effets sur le climat sont maintenant notoires. Alors que l’urgence commande de limiter drastiquement nos usages numériques, la 5G nous éloigne à toute vitesse de cet objectif. »

Il n’y a pas que les fréquences, les antennes, les terminaux et objets connectés qu’on ne cesse d’empiler et accumuler massivement pour des changements continus sur fond d’obsolescence programmée, mais aussi l’ancien extractivisme fossile (pétrole, gaz, charbon) qui ne disparaîtra pas de sitôt, à moins d’extrême naïveté, auquel s’ajoute le nouveau (métaux et terres rares), tout aussi fossile. Nous n’avons jamais autant retiré de ressources de la terre qu’en 2019 jusque vers l’épuisement. Est-ce raisonnable ? Bien sûr que non.

Comment ne pas voir que l’intensification du numérique fortement encouragé comme une solution magique au nom d’un sacro-saint « Progrès » en perte de sens civilisationnel complet – et qui n’est devenu que technique ou technoscientiste – ne va pas aujourd’hui dans le sens du bien-être et de la justice sociale, loin de là, et bien peu dans le sens d’une impérative transition écologique et énergétique réussie. Quand finira-t-on par dresser un bilan lucide des 20 à 30 dernières années de notre fameuse « révolution numérique » avec ses réelles avancées sociétales, mais aussi sa part d’ombre au spectre de plus en plus large ?

Les politiques trouveront-ils un peu de lucidité quant à cette mutation dangereuse ? Ne serions-nous pas passés de l’euphorie des années numériques qui ont pu apporter de l’accès à l’information et à la culture, de réels avantages et commodités, voire de réelles libertés, à l’addiction accélérée et inconsciente de ces dernières années vers un très possible asservissement généralisé ? En plus d’une aberration écologique, énergétique, d’une fragilité de nos systèmes hyperconnectés, d’une fumeuse promesse de création d’emplois par milliers compensant ceux massivement et très visiblement détruits ou dégradés que l’on observe partout autour de soi sur fond accentué d’inégalités économiques et sociales. À quoi s’ajoute un risque sanitaire que l’on ne pourra nier ou minimiser trop longtemps.

Le tout-numérique que l’on nous impose demande beaucoup d’énergie électrique, des matières très polluantes extraites dans des conditions souvent sanglantes ou esclavagistes loin de nos yeux rivés sur nos écrans, sans parler des data centers polluants et énergivores.

Tout ceci est évidemment incompatible avec le réchauffement climatique et la sobriété indispensable pour notre survie. Entre les impératifs de la COP 21 et la 5G et le monde qu’elle annonce, déjà bien préparé, il faudra donc choisir et rester cohérent avec la plus grande conscience, honnêteté et indépendance de jugement dans la décision politique.

La société high tech hyper-électronumérique avec ses machines est antagoniste de la lutte contre le réchauffement climatique, la défense de la biodiversité, et va à rebours des enjeux de l’Histoire. Nous roulons à contre-sens de l’essentiel et du vital. Forcés à emprunter de vastes autoroutes interconnectées pour maximiser le culte vertigineux de la vitesse à tout prix, autoroutes qui occuperont tout le paysage de nos existences avec de moins en moins d’arbres, de moins en moins d’abeilles pollinisatrices et d’oiseaux, de moins en moins d’autonomie et de libertés individuelles et collectives.

Pour cela, plus que jamais, il faut impérativement envisager des solutions low tech, des outils technologiques pluriels promus par la demande citoyenne et non subis, sous peine d’incohérence complète. Entre la COP 21 et la 5G et le monde qu’elle annonce, qui est déjà bien avancé, il faut choisir. Et plus que jamais les décisions technologiques devront être soumises à des collèges citoyens – il en va du sens et de l’esprit de la démocratie.

Le tout-numérique est en train d’envahir toute la sphère de notre quotidien, de notre existence.  Nul ne pourra demain échapper à ses machines, son outillage, son contrôle. Il concourt à la déshumanisation, à une vie sans contact, à ce que chacun devienne une monade isolée devant ses écrans. Comment ne pas voir que le « tout connecté » est le fantasme techniciste d’une conception totalitaire de la société, d’une volonté de « biopouvoir » exercé sur les corps et les esprits sur fond de transhumanisme. Sous cet angle, la Chine (encore plus que les États-Unis) est bien le modèle non avoué de nos « décideurs » et de la gouvernance de nos « experts ».

Il faut calmer dès maintenant l’enthousiasme béat et technolâtre de la « 3ème Révolution industrielle » qui pourrait nous conduire à un désastre humain et écologique, en plus d’abîmer ce qui nous reste encore de libertés, de libre choix.

Nous revendiquons donc le droit à la non-connexion, à la déconnexion. Nous souhaitons vivement que ce droit soit inscrit dans notre Constitution.

Quant au « devenir chinois » de nos cités, ou syndrome des mégalopoles, c’est un problème qu’il faudra bien finir par aborder au plus vite. Qui dit accroissement non ou mal contrôlé de nos grandes villes, dit artificialisation mal compensée par des ilots « verts », complexification technique accrue, et creusement des inégalités sociales – ce qui se constate partout.

Développer des réseaux techniques hyper-sophistiqués, réticulaires universels, outre leur très probable fragilisation, risque d’accompagner la concentration urbaine et l’hypertrophie métropolitaine – les deux phénomènes étant interdépendants. Est-ce un “progrès” pour l’équilibre de nos territoires, de nos quartiers, l’intérêt et l’autonomie du local ? Nous pouvons en douter, à moins de nous résigner à survivre dans des mégalopoles davantage inégalitaires, avec des individus de plus en plus contrôlés, de plus en plus atomisés derrière leurs écrans devenus obligatoires, et dans la déshumanisation et artificialité les plus complètes.

Quand les territoires, les cités, auront-ils le courage de reprendre leur autonomie politique contre la verticalité des pouvoirs imposés, monopolistiques et privés sous la férule autoritaire de l’État, au détriment de la res publica, la volonté d’opter pour une déconcentration plurielle des territoires, des savoirs et compétences, ainsi qu’une différenciation ici et là des technologies utilisées selon leur réelle utilité ? Là réside peut-être la « modernité » simplifiée de demain, une  voie d’avenir plus saine et plus sobre, où se reprofilerait un horizon possible pour revivifier notre démocratie, pour que nos cités et notre planète puissent davantage respirer.

– Des psychologues, des neuropsychiatres, des associations parentales, l’enquête internationale Pisa elle-même, constatent les dégâts causés par les écrans à l’école (sur la concentration des élèves notamment). Des enquêtes sur le terrain démontrent la catastrophe de l’enseignement à distance. Nombre d’enseignants et d’élèves ne supportent plus « le distanciel ».

– On va « dématérialiser » (oxymore accablant de non-sens) les services encore publics à coups de « nuages » électro-numériques. Question : cela maintient-il l’emploi public ?

Personne ne le constate, bien au contraire.

– La Poste, qui fut un modèle de service public, devenue un centre de collecte de données, une banque, une marchande de smartphones, surveille numériquement ses dernières factrices et facteurs au cours de leur tournée. Un « progrès » ?

Peut-être faudrait-il se poser la question : est-ce que des forêts bien entretenues et agrandies, regagnant sur les espaces bétonnés, ne pourraient pas produire du papier que l’on recyclera au lieu de services « dématérialisés » ? Ne serait-ce pas un moyen d’éviter la casse en cours de l’Administration des Eaux et Forêts ? En plus de nous ré-oxygéner. Des calculs ont été faits : il n’est pas sûr que l’on gagne en moindre pollution et diminution de GES avec la « dématérialisation », et certainement pas si on finit par faire une sortie papier avec son imprimante.

– On voit des gares en France où il n’y a plus d’employés humains et où il est indispensable d’avoir un smartphone pour pouvoir voyager (ce que l’on ne peut plus faire anonymement…).

– La publicité (ou propagande) des opérateurs nous dit que la 5G va aider à la télémédecine et apporter des bienfaits inestimables à nos services de santé, et bien sûr aux populations. Le robot va faire des prédictions médicales infaillibles. Le numérique avec ses écrans va combler les déserts médicaux. En médecine, l’humain serait-il devenu l’erreur ?

A-t-on demandé aux médecins, au personnel médical et hospitalier, s’ils avaient réclamé et s’ils ont besoin de la 5G ? Bien sûr que non. Vu leur état de fatigue, d’usure morale, le délabrement de leurs locaux, cela relève de la plus cynique indécence.

– Les opérateurs nous vantent aussi la 5G pour venir en aide aux agriculteurs. Il est tout aussi indécent de vouloir les aider au moyen de la 5G salvatrice alors que certains utilisent déjà drones, GPS et gestion par ordinateur, que beaucoup trop ont besoin d’aide financière et morale, qu’il y a bien d’autres urgences pour eux. Il est sûr, vu leur état souvent sinistré, qu’ils n’ont certainement pas réclamé la 5G !

– Doit-on aborder le projet infantile de la voiture autonome ? Des milliers de capteurs, de faisceaux électromagnétiques, le long de nos rues et de nos routes pour une meilleure santé et économiser les ressources de la Terre ? Est-ce sérieux ? Quel est l’assureur qui voudrait prendre en charge ce type d’engin ? Et qui va pouvoir s’offrir ce jouet ? Le professeur, l’infirmier, le postier, l’agriculteur ?

– L’internet des objets… Qui a demandé des frigos, des aspirateurs, des brosses à dents ou slips connectés ? Et tout ceci sans matière ? Sans débauche d’énergie ? Sans ressource en minerais et terres rares ? Pour le climat et contre les GES ? Et qui en a ENVIE ?

– On nous fait la promesse mirobolante de créations d’emplois qu’offrira la 5G et le smart world annoncé, alors que tout le monde peut constater autour de soi que partout où la numérisation/robotisation passe, l’emploi trépasse, y compris dans les services encore publics.

Et où seront fabriqués nos terminaux à changer ainsi que nos (inutiles) objets connectés ? Certainement pas chez nous (ou très peu).

– Le Big data… La “naturalisation” du développement numérique tentaculaire et d’un énergivore Big Data/Moloch de données, généralement non consenties, considéré comme une évidence de fait, est un vrai problème. Les citoyens n’ont aucunement demandé ces “innovations” numériques “disruptives” envahissantes, pseudo-“progressistes”, à grands coups de captations de données les plus personnelles (et le plus grave à venir : passeport biométrique, caméras à reconnaissance faciale –l’idéologie sécuritaire ambiante et s’amplifiant est en train de rogner nos libertés fondamentales).

Entre le gavage sans fin de l’Ogre à data énergivore et la sobriété numérique, il faut choisir très vite. Du Big data/Big Brother, il faut passer au Thin data localisé et citoyennement contrôlé, du tout-numérique à la ré-humanisation de nos services publics (santé, éducation…).

– On a su créer une véritable addiction au smartphone. Il est en train de devenir obligatoire de fait pour des achats, est réclamé par les banques, les services… Appareil qui demande des antennes partout sur les toits, le long des routes, et de plus en plus. Une campagne antiaddiction s’impose en urgence. Capter l’attention par l’écran est au coeur même du business model des industriels, on le sait depuis longtemps. N’en faire qu’une aide pratique sera très difficile. Jusqu’à maintenant, nous n’avons vu aucune campagne sanitaire sur son utilisation, sur le DAS, sur l’origine extractive polluante et souvent sanglante qui pourrait pourtant ouvrir les consciences. Aucune campagne de prévention auprès de nos enfants. Il faudra réorienter au plus vite le numérique vers le fixe, c’est-à-dire LA FIBRE, et renverser le déséquilibre fixe/mobilité, aujourd’hui en faveur du mobile. C’est, pour nous, un combat essentiel à mener car il sera long et difficile. La 5G va donc a contrario de cette urgente nécessité.

Concernant la santé étendue à tout le Vivant, qui serait l’objet d’une controverse scientifique et qui est certainement l’angle mort n°1, nous retrouvons exactement le même schème historique que pour l’amiante, le tabac, les pesticides, les néonicotinoïdes, les perturbateurs endocriniens, les particules fines… exactement la même musique de la fabrication « scientifique » du doute – alors que, en retour, les lobbys et leurs organismes de santé sont bien incapables d’en prouver l’innocuité !

Sur la question des ondes, ne serions-nous pas entrés dans l’ère du « négationnisme » sanitaire institué à coups répétés et bien connus de « non prouvé » ? Les industriels, opérateurs et marchands ont décidé de faire fi des principes de prévention et de précaution, acquis après des années de luttes citoyennes, au nom du principe « d’innovation ». Profitant de la sidération magique de foules entières pour le mobile, le déni sur cette question est et restera, sans aucun doute, officiellement ancré au vu des intérêts colossaux en jeu. Alors, toutes et tous seront davantage sujets à l’exposome, et pour longtemps.

Le problème avec la 5G (Thierry Breton, du plus haut de l’Europe, nous annonce déjà la 6G…) est que non seulement on va accumuler dans notre environnement des fréquences dont la nature du signal est problématique, mais que l’on va être obligé de monter en puissance d’émission, il ne peut en aller autrement. Quant au problème des ondes millimétriques, il n’y a pas tant d’inconnues que cela, et c’est très inquiétant. Savoir que les assureurs ont déjà intégré le fait que de réels problèmes de santé sont désormais à envisager et que cela va finir un jour ou l’autre par basculer dans l’opinion publique comme pour les exemples cités ci-dessus –c’est ce qu’ils ont compris et anticipé ; que la demande civile de transparence et la mise en question d’organismes à fort conflit d’intérêts telle l’ICNIRP (et l’OMS en partie) a commencé ; que la Résolution 1815 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe demandant à baisser significativement le niveau d’exposition aux ondes en 2011 n’a pas été suivie d’effets et que cela finira un jour ou l’autre par se savoir ouvertement ; que le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS a classé en 2011 les champs électromagnétiques de radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l’homme » (Groupe 2B) ; que le problème des électrohypersensibles (EHS), dont le nombre est en augmentation en France et dans le monde, relève d’un grave déni que l’on ne pourra pas continuer à maintenir, alors qu’au nom de l’égalité des territoires, on vise à supprimer les “zones blanches” ; que le Lancet relayant des méta-études sur le sujet a montré que les études indépendantes des lobbys montrant la nocivité des micro-ondes artificielles pulsées sur le Vivant (et pas que sur les humains) – car c’est très exactement de cela qu’il s’agit – sont de plus en plus nombreuses et majoritaires. Sans parler des DAS des mobiles scandaleusement truqués –problème soulevé aujourd’hui en France aux États-Unis, en Italie, au Danemark et en Allemagne, pour commencer.

Nos cités, tout particulièrement, ne peuvent plus continuer à ressembler davantage à de vastes camps de transmission militaire avec des centaines d’antennes-relais partout au milieu de la population. Les multiples fréquences des micro-ondes artificielles pulsées, avec ses milliers de capteurs, de wifi, de mobiles comme autant d’émetteurs-récepteurs, souvent collés contre nos cerveaux, le coeur ou les parties génitales, sont un réel problème de santé publique qui ne peut que dangereusement s’aggraver.

Vu la gravité et la complexité des enjeux, la possibilité d’une catastrophe écologique, climatique, sociale et sanitaire, il faudra au plus vite mettre en oeuvre des solutions courageuses telles que :

– refonder l’école en la protégeant de l’enseignement numérique, des écrans, des antennes, des ondes, des wifi (extension de la Loi Abeille). Ce que font depuis des années les Grands entrepreneurs high tech et du numérique de la Silicon Valley pour leurs propres enfants, est déjà appliqué ou envisagé dans plusieurs villes et pays. Ce seront peut-être les enfants qui rééduqueront leurs parents, leurs aînés, afin d’aller vers un numérique sobre et raisonné, non addictif.

– conserver le livre papier au détriment du numérique dans le scolaire et les bibliothèques publiques. Complète révision des politiques passées. Retour massif à la PRÉSENCE enseignante, au CONTACT humain. L’outil numérique devant redevenir une aide d’appoint précieuse comme à ses débuts.

désengorger, dégraisser le numérique jusqu’à envisager des dénumérisations sectorielles, décélérer pour nos usages ordinaires. C’est à dire prendre exactement le chemin inverse de celui que l’on veut nous nous imposer.

réorienter au plus vite le numérique vers le fixe, c’est-à-dire LA FIBRE, et renverser le déséquilibre fixe/mobilité, aujourd’hui en faveur du mobile.

– ne réserver la 5G qu’aux zones portuaires et à certaines industries dites 4.0, à des usages spécifiques d’utilité scientifique, qui devront être situées dans des zones écartées des populations avec un suivi sanitaire de ceux qui y travaillent.

– recyclage des anciens mobiles et orientation vers des types « Fairphone ». Éco-réparation locale avec exigences d’éléments modulaires de la part des fabricants, qui soient faciles à démonter. Informer sur ce qu’est réellement un mobile, comment et où il est produit etc. en tentative salutaire et citoyenne de désintoxication.

– développer le LI-FI quand c’est possible pour compenser l’inflation de wifi.

– interdiction pour raison sanitaire de l’usage du smartphone dans les transports publics car ce sont des cages de Faraday nocives (Y laisse-t-on entrer les fumeurs ?). Ceci pourrait être une campagne anti-addiction efficace.

– si les objets connectés devaient nous être imposés par l’industrie, et comme des emplois seront inévitablement supprimés, envisager le plus sérieusement le développement d’ateliers de dépuçage en légitime défense de la planète et du Vivant.

– refus de la e-monnaie généralisée, projet liberticide (« La monnaie, c’est de la liberté frappée » Dostoievski).

La liste n’est pas exhaustive, mais il faudra bien, et très vite, que les pouvoirs publics et les représentant(e)s de la nation se posent courageusement ce type de questions.

Il faut impérativement faire naître un nouvel humanisme (mot devenu imprononçable aujourd’hui) étendu à tous les domaines du Vivant. Et le tout-numérique ne nous y mène pas du tout. Il y a une urgente nécessité de se réorienter philosophiquement, anthropologiquement, en écologie le plus scientifiquement décompartimentée – ce qui n’est pas le cas. C’est-à-dire régénérer en  profondeur LE politique, emprunter la voie de l’invention citoyenne dans la décision quant aux choix technologiques, et ne pas se voir imposer au forceps les « innovations » industrielles ou gadgets numériques.

Le débat pour nos libertés, notre santé, le climat, l’écologie, et l’exigence d’une nouvelle démocratie comme d’un nouveau modèle social et économique, ne fait donc que commencer…

Association Résistance 5G – Nantes

resistance5Gnantes@gmail.com

** **

Pour lire le document complet (avec ses notes)

Contribution officielle de R5GN au débat 5G à Nantes